## Rashba on Berakhot Daf 43b

###### Rashba on Berakhot 43b:1
[Rashba on Berakhot 43b:1](https://torahapp.org/share/book/Rashba%20on%20Berakhot/r/43b:1)

**אמר מר זוטרא האי מאן דמורח באתרוגא או בחבושא מברך ברוך שנתן ריח טוב בפירות.** ואותן ורדים שאנו קורין רושאש כתב הראב"ד ז"ל שמברכין עליהן ריח טוב בפירות. ונראה דהוא הדין למריח במי ורדים שמימיהן כמותן, שהרי אפילו משחא כבישא דהיינו שמן שכובשין בתוכו בשמים וקולט הריח מן הבשמים בלבד מברכין עליו בורא עצי בשמים כל שכן זה שהוא מן הורד בעצמו. ואף על גב דאמרינן לעיל (ברכות לח, א) גבי דובשא דתמרי דלא מברכין עליה אלא שהכל, ולומר דלגבי ברכה אין היוצא מן הפירות כפרי עצמן, ואוקימנא כרבי יהושע דפטר דבש תמרים ויין תפוחים וחומץ סתוניות ושאר כל מי פירות של תרומה מחומש. התם הוא לגבי אכילתן, אבל בריחן לא והראיה ממשחא כבישא כדאמרן. ומצאתי לרב האי גאון ז"ל דבר, יראה ממנו כמו שכתבתי, שהוא ז"ל פירש: משחא כבישא כגון שומשמין שכובשין אותן עם ורד ועם בנפסנן ועם זולתן מעצי בשמים עד שמתיישן וקולט את הריח. עד כאן לשון גאון ז"ל. דאלמא אפילו שמן הקולט ריח הורד מברכין עליו בורא עצי בשמים כל שכן מי הורד בעצמן.

**[fr]:**
Mar Zoutra a dit : Celui qui sent un étrog ou une pomme de coing récite la bénédiction : « Béni soit Celui qui a donné une bonne odeur aux fruits. » Et à propos des roses que nous appelons roshash, le Raavad z’’l a écrit qu’on récite sur elles la bénédiction « qui a donné une bonne odeur aux fruits ». Il semble que la même règle s’applique à celui qui sent de l’eau de rose, car leur eau est comme elles-mêmes. En effet, même une huile macérée (mashcha kevisha), c’est-à-dire une huile dans laquelle on a fait macérer des parfums et qui n’a absorbé que leur odeur, on récite sur elle la bénédiction « qui crée des arbres odoriférants » (boré atsé besamim), à plus forte raison pour de l’eau de rose qui provient directement de la rose elle-même. Et bien que nous disions plus haut (Berakhot 38a), à propos du miel de dattes, qu’on ne récite que la bénédiction shehakol dessus – ce qui indiquerait que, concernant les bénédictions, ce qui sort d’un fruit n’est pas équivalent au fruit lui-même – et que là-bas nous avons établi cela selon Rabbi Yehoshua, qui dispense le miel de dattes, le vin de pommes, le vinaigre de sorbier (stomlin), et les autres eaux de fruits issues de la térouma de la cinquième partie [de la valeur], ce n’est valable que pour ce qui concerne la consommation, mais non pour l’odeur. Et la preuve en est tirée de l’huile macérée mentionnée plus haut. Et j’ai trouvé une déclaration de Rav Haï Gaon z’’l qui confirme ce que j’ai dit. Il a expliqué ainsi : « Mashcha kevisha, c’est par exemple du sésame qu’on fait macérer avec des roses, du benzos (banafshan) et d’autres bois odoriférants jusqu’à ce qu’il vieillisse et absorbe l’odeur. » Fin de citation du Gaon z’’l. Il ressort de là que même une huile qui a seulement absorbé l’odeur de la rose nécessite la bénédiction boré atsé besamim, à plus forte raison l’eau de rose elle-même.