## Rashba on Berakhot Daf 4b

###### Rashba on Berakhot 4b:1
[Rashba on Berakhot 4b:1](https://torahapp.org/share/book/Rashba%20on%20Berakhot/r/4b:1)

**מסייע ליה לרבי יוחנן דאמר רבי יוחנן אי זהו בן העולם הבא, זה הסומך גאולה לתפלה.** ואיכא למידק אנן דעבדינן כמאן, דהא מפסיקים בפסוקי דברוך ה' לעולם ויראו עינינו וחותמין בה ואומרין קדיש אחריה. ועל כן נמנעו הרבה מן הגדולים שלא לאומרם כל עיקר. וכן כתבו בתוס' בשם רבי שמואל ז"ל שלא היה אומרם כל עיקר. אבל מי שאומרם סומך על מה שאמרו לקמן (ברכות כז, ב) דתפלת ערבית רשות. ומכל מקום היא בעצמה הויא דבר של תימה שכיון שתקנו בה ברכה למה אינה פותחת בברוך, שהרי אינה סמוכה לברכות של קריאת שמע דתקנה היתה לומר פסוקים אלו שיש בהן שמונה עשר הזכרות מפני שבתי כנסיות שלהן היו רחוקין מן הישוב והיו מתיראין להתעכב שם עד לאחר תפלת ערבית, ולפיכך תקנו להם פסוקים אלו שיש בהן שמונה עשר הזכרות כנגד שמונה עשרה ברכות של שמונה עשרה, וכשהיו בבתיהם היו מתפללין שמונה עשרה. ועל כן יש לתמוה מפני מה לא פתחו בברכה שלאחריהן בברוך.

**[fr]:**
Cela soutient l’opinion de Rabbi Yoḥanan, car Rabbi Yoḥanan a dit : « Qui est [digne] du monde futur ? Celui qui juxtapose la bénédiction de la Délivrance à la prière » (i.e., sommekh gueoula le-tefilla). Mais on peut objecter : selon qui agissons-nous, nous ? En effet, nous faisons une interruption par les versets de « Baroukh Hachem le-‘olam » et « Yir’ou ‘Einénou », et nous concluons avec une bénédiction, puis nous disons le Kaddish après cela. C’est pourquoi de nombreux grands maîtres se sont abstenus de les dire entièrement. C’est aussi ce qu’écrivent les Tosafot au nom de Rabbi Shmouel, de mémoire bénie, qui ne les disait pas du tout. Mais celui qui les dit s’appuie sur ce que dit la Guemara plus loin (Berakhot 27b), à savoir que la prière du soir est facultative (reshout). Néanmoins, cela reste étonnant en soi : puisqu’une bénédiction a été instituée à cet endroit, pourquoi ne commence-t-elle pas par la formule « Baroukh » ? Car elle n’est pas adjacente aux bénédictions du Shema‘ (elle n’est pas considérée comme une berakha semoukha le-ḥaverta). En effet, on a institué de dire ces versets — dans lesquels se trouvent dix-huit mentions du Nom divin — parce que leurs synagogues étaient éloignées des lieux d’habitation, et ils craignaient de rester sur place jusqu’après la prière du soir. C’est pourquoi on leur a institué ces versets, contenant dix-huit mentions du Nom divin, correspondant aux dix-huit bénédictions de la ‘Amida, et ensuite, chez eux, ils faisaient la ‘Amida. Dès lors, il est étonnant qu’on n’ait pas commencé la bénédiction qui suit ces versets par « Baroukh ».