## Shulchan Arukh, Yoreh De'ah Siman 132

###### Shulchan Arukh, Yoreh De'ah 132:1
[Shulchan Arukh, Yoreh De'ah 132:1](https://torahapp.org/share/book/Shulchan%20Arukh%2C%20Yoreh%20De%27ah/r/132:1)

**שלא ליהנות מיין נסך. ובו ז' סעיפים:**
עובד כוכבים שנגע ביין שלנו אע"פ שאסור בהנאה מותר ליקח דמיו מאותו העובד כוכבים שאסרו או אותו העובד כוכבים ימכרנו ויתן דמיו לישראל ואם מכרו הישראל לעובד כוכבים אחר אם נתן לו המעות קודם שיתן לו הישראל היין המעות אסורים בהנאה ואם לקח העובד כוכבים היין תחילה ואחר כך נתן המעות לישראל יש מי שאומר שאף על פי שלבעל היין שמכרו אסורים בהנאה לאחרים מותרים: הגה וכל זה לא מיירי אלא בעובדי כוכבים שמנסכין אבל בזמן הזה כל מגע שלהם אינו אוסר רק בשתיה (רש"י בשם הגאונים) כמו שנתבאר לעיל סימן קכ"ג:

**Translation v.1:**
**De la défense de tirer profit du vin destiné aux idoles**
Lorsqu’un païen a touché un vin quelconque, bien qu’il soit défendu au propriétaire israélite de tirer profit de ce vin, il lui est permis néanmoins d’accepter du païen le prix du vin auquel il a touché, ou la somme que le païen a reçue s’il a pu vendre ce vin. Si l’Israélite, ayant vendu ce vin à un autre païen, en a reçu le prix avant la livraison, il lui est défendu de profiter de l’argent. S’il a été payé après la livraison, un autre auteur déclare que le propriétaire ne peut profiter de l’argent, mais que les autres en ont la permission.
GLOSE: On ne veut parler que des païens qui ont l’habitude d’offrir du vin aux idoles; mais comme de nos jours cette coutume n’existe plus, il est permis de tirer profit du vin touché par un païen qui ignore le culte des idoles.


###### Shulchan Arukh, Yoreh De'ah 132:2
[Shulchan Arukh, Yoreh De'ah 132:2](https://torahapp.org/share/book/Shulchan%20Arukh%2C%20Yoreh%20De%27ah/r/132:2)

ישראל שמכר יינו לעובד כוכבים פסק עד שלא משך דמיו מותרים שמשפסק סמכה דעתו ומשמשך קנה ויין נסך אינו נעשה עד שיגע בו נמצא בשעת מכירה היה מותר אבל אם משך העובד כוכבים היין עד שלא פסק דמיו אסורים שהרי לא סמכה דעתו אע"פ שמשך (ומאחר שבא לרשות העובד כוכבים אין הישראל נזהר בו ויש לחוש שנגע) ונמצא שכשנגע עדיין לא סמכה דעתו ליקח ונאסר היין בנגיעתו והרי זה כמוכר סתם יינם במה דברים אמורים כשמדד הישראל לכליו (או לכליו של עובד כוכבים שאין בו עכבת יין) (טור) אבל אם מדד לכלי העובד כוכבים שיש בו עכבת (פי' מקום שהיין מתעכב בו) יין או לכלי ישראל שביד העובד כוכבים והיה העובד כוכבים מנדנד הכלי אם היה מונח בקרקע או שהיה אוחזו בידו באויר דאז ע"כ הוא מנדנד צריך ליקח הדמים ואח"כ ימדוד: הגה מיהו אם מדד לכלי של עובד כוכבים שיש בו עכבת יין שאינו נאסר רק מכח תערובות מעט יין שהיה בכלי בדיעבד כולו מותר בהנאה חוץ מדמי מעט היין שהיה בכלי ואפילו לכתחילה אינו אסור רק כשהיה מעט מהיין בפי הכלי של עובד כוכבים דנאסר היין מיד אבל אם היה עכבת יין בשולי הכלי והכלי של עובד כוכבים היה עומד בחצירו של עובד כוכבים או שתפסו בידו או שעומד ברשות המוכר ואמר לו המוכר יקנה לך כליך מותר דמיד שבא לאויר הכלי קנאו ולא נאסר היין עד שנגע בעכבת יין שבשולי הכלי העובד כוכבים וכן אם מדדו העובד כוכבים והגביהו תחילה לקנותו הכל מותר דהרי קנאו תחילה קודם שמדד אבל אם לא הגביהו ומדד דינו כשאר יין הבא מכח עובד כוכבים כמו שנתבאר לעיל סימן קכ"ה וכל זה לא מיירי אלא בימיהם שהיו העובדי כוכבים מנסכים ואוסרים בהנאה במגען אבל בזמן הזה שאין העובדי כוכבים מנסכים ואין אוסרין במגען רק בשתייה בכל ענין מותר בהנאה וכן המנהג פשוט למכור יין לעובד כוכבים ואין מקפידים בכל אלו הדינים (הכל בטור):

**Translation v.1:**
Quand un Israélite a vendu son vin à un païen, il peut profiter de l'argent reçu si le vin n’a pas encore été livré, car le vin n’est défendu qu’à compter du moment où le païen l’a touché, ce que celui-ci n’a pu faire avant la livraison. Mais si le païen a pris le vin avant la conclusion définitive du marché, il est défendu à l’Israélite de profiter de l’argent reçu; le païen ayant touché le vin avant le paiement, on assimile cette vente à celle du vin destiné aux idoles.
GLOSE: Dès que le vin appartient au païen, l’Israélite n’a plus aucun droit à la surveillance du liquide, et il y a lieu de craindre alors que l’idolâtre ne l’ait touché. Il n’est question ici que du cas où l’Israélite a mesuré le vin dans son vase ou dans celui du païen qui n’a aucun achoppement. Mais si l’Israélite a mesuré le liquide dans le vase du païen muni d’un appareil qui peut ralentir le transvasement du vin, ou dans son propre vase tenu et agité par le païen afin de favoriser l’écoulement du vin, si l’Israélite veut dans ce cas profiter du prix de sa marchandise, il doit recevoir l’argent avant de mesurer le vin, soit que le païen agite le vase resté à terre, soit qu’il le prenne dans ses mains. Pourtant si l’Israélite a mesuré le vin dans le vase appartenant au païen, et portant un appareil qui a permis de garder dans le vase une petite partie du liquide versé d’abord par le païen, il s’est formé un mélange dans lequel le liquide du païen rend défendu le vin versé ensuite par l’Israélite; toutefois, en cas de fait accompli, il est permis de tirer profit de tout le vin versé dans le vase, moins une quantité égale à celle du liquide appartenant au païen et qui était restée dans le récipient. Mais, de propos délibéré, le vin du païen rend défendu celui de l’Israélite quand le liquide appartenant au païen est dans le vase même mais s’il est sur le bord, que le vase soit dans la cour du païen ou dans les mains de son propriétaire, ou encore si l’Israélite, le vin étant dans sa cour, demande au païen de lui vendre son vase, alors le vin que l’Israélite verse dans le vase est permis, car il appartient à celui-ci dès qu’il a touché le liquide au bord du récipient. De même, si le païen, pendant que l’Israélite lui mesure du vin, a soulevé le vase pour montrer qu’il lui appartient, le vin est permis, car le païen l’a touché avant qu’on l’ait mesuré: mais si le païen n’a pas soulevé le vase contenant le vin que l’Israélite devait mesurer, on applique à ce liquide la même loi qu’à tout autre vin venant d’un païen. Ces lois étaient en vigueur à l’époque où les païens offraient du vin aux idoles; mais comme de nos jours, il n’existe plus de païens, il est toujours permis de tirer profit d'un vin touché par un païen qui ne pratique pas sa religion. Tel est l’usage généralement adopté et ces lois ne sont plus appliquées.


###### Shulchan Arukh, Yoreh De'ah 132:3
[Shulchan Arukh, Yoreh De'ah 132:3](https://torahapp.org/share/book/Shulchan%20Arukh%2C%20Yoreh%20De%27ah/r/132:3)

פועלים ישראלים שעשו מלאכה אצל עובד כוכבים ושלח להם חבית של יין בשכרם אם עד שלא קבלוה בשכרם מותר שיאמרו לו עד שאתה שולח לנו חבית זו תהא שלך ותתן לנו דמים כנגדה (ר"ן) ואם משקבלוה בשכרם אסור (ר' ירוחם והרא"ש) (וע"ל סימן קכ"ג דאף משקבלה שרי בזמן הזה):

**Translation v.1:**
Lorsque des Israélites travaillant chez un païen reçoivent comme paiement un tonneau de vin, ils peuvent en tirer profit, s’ils ne l’ont pas encore accepté, parce qu’ils peuvent dire à leur patron qu’ils prennent le vin en attendant leur paiement en numéraire. S’ils ont accepté ce mode de paiement, il leur est défendu d’en tirer profit.
GLOSE: De nos jours il leur est permis de tirer profit du vin qu’ils ont ainsi accepté.


###### Shulchan Arukh, Yoreh De'ah 132:4
[Shulchan Arukh, Yoreh De'ah 132:4](https://torahapp.org/share/book/Shulchan%20Arukh%2C%20Yoreh%20De%27ah/r/132:4)

מי ששכר פועלים עובדי כוכבים ופסק להם מזונות אסור להשקותם יין נסך ואם אמר להם צאו ושתו מחנוני פלוני ואני פורע אם לא הקדים לו דינר מותר אע"פ שייחד לו דינר והוא בעין ביד בעל הבית אבל אם הקדים לו דינר אסור ודוקא כשאמר לו יהא דינר זה בידך עד שתשקה לפועלים ואני אחשוב עמך באחרונה אבל אם נתנו לו להוציאו עכשיו אם יצטרך לו מותר. (וכן מי שמזמן עובד כוכבים אצלו מותר ליתן מעות לעבדו לקנות להם יי"נ) (כל בו):

**Translation v.1:**
Lorsqu’un Israélite a embauché des ouvriers païens qu’il doit nourrir, il lui est défendu de leur donner à boire du vin destiné aux idoles. S’il leur a commandé d’aller chercher du vin chez un marchand quelconque, il lui est défendu de donner ce vin aux ouvriers, s’il a payé d’avance le marchand; dans le cas contraire, il peut leur donner ce liquide à boire. Il n’est question que du cas où l’Israélite a donné au marchand une certaine somme représentant approximativement le prix de la marchandise à prendre, sous réserve de faire ensuite le compte exact de la quantité de vin achetée; mais si l’Israélite a fait au marchand une avance personnelle pour les besoins de son commerce, il peut donner le vin à ses ouvriers.
GLOSE: Un Israélite ayant des invités païens peut faire acheter le vin par son serviteur païen et, si celui-ci a pris du vin destiné aux idoles, il est quand même permis à l’Israélite d’offrir cette boisson à ses invités.


###### Shulchan Arukh, Yoreh De'ah 132:5
[Shulchan Arukh, Yoreh De'ah 132:5](https://torahapp.org/share/book/Shulchan%20Arukh%2C%20Yoreh%20De%27ah/r/132:5)

ישראל שיש לו יין וצריך ליתן ממנו חלק ידוע למלך יכול לומר לעובד כוכבים פייס למלך בשבילי אע"פ שהעובדי כוכבים נותן יין נסך והוא חוזר ונותן לו דמים אבל אסור לומר לו היה במקומי ליתן למלך:

**Translation v.1:**
Lorsqu’un marchand de vin Israélite doit donner à son seigneur une partie de son vin, il lui est permis de demander à un païen d’être son interprète auprès du seigneur pour obtenir la faveur d'être déchargé de son tribut, si pour fléchir le seigneur le païen lui offre du vin destiné aux idoles, l’Israélite peut dans la suite indemniser le païen; mais il est défendu à l’Israélite de charger un païen de donner, en son nom, du vin destiné aux idoles.


###### Shulchan Arukh, Yoreh De'ah 132:6
[Shulchan Arukh, Yoreh De'ah 132:6](https://torahapp.org/share/book/Shulchan%20Arukh%2C%20Yoreh%20De%27ah/r/132:6)

שר שהיה מחלק יינו לעם ולוקח מהם דמיו לא יאמר ישראל לעובד כוכבים הא לך ד' זוז והכנס תחתי באוצר השר כדי שיקח העובד כוכבים אותו יין שכתבו בשם הישראל וליתן העובד כוכבים הדמים לשר אבל אומר לו הא לך ד' זוז ומלטני מן האוצר:

**Translation v.1:**
Si un seigneur distribue du vin au peuple dans l’intention de se procurer de l’argent, il est défendu à un Israélite de donner une certaine somme à un païen pour que celui-ci aille chercher au trésor du vin de la part de l’Israélite; cependant il est permis à ce dernier de faire porter par le païen une somme d’argent, à titre de contribution, pour se soustraire aux poursuites du seigneur.


###### Shulchan Arukh, Yoreh De'ah 132:7
[Shulchan Arukh, Yoreh De'ah 132:7](https://torahapp.org/share/book/Shulchan%20Arukh%2C%20Yoreh%20De%27ah/r/132:7)

ישראל שהיה נושה בעובד כוכבים מנה והלך ומכר אלילים ויין נסך והביא לו דמיהם הרי זה מותר ואם אמר לו קודם שימכור המתן לי עד שאמכור אלילים או יין נסך שיש לי ואביא לך אע"פ שהוא סתם יינם ומכר והביא לו הרי זה אסור מפני שהישראל רוצה בקיומו כדי שיפרע ממנו חובו: הגה ויש אומרים דאין איסור זה של רוצה בקיומו אלא דוקא אם אינו יכול להפרע ממקום אחר אבל אם יוכל להפרע ממקום אחר וכל שכן אם יש לו ערב מותר (כל בו בשם הר"ן וטור בשם ר"י ורא"ש ור' ירוחם בשם התוס' ומרדכי ריש פ' בתרא דעבודת כוכבים) ומיהו בזמן הזה שאין העובדי כוכבים מנסכין אין להחמיר בסתם יינם ובכל ענין שאמר המתן עד שאביא לך שרי (רשב"א לדעת הגאונים ור"ן) וע"ל סימן קמ"ד:

**Translation v.1:**
Si un païen, sommé par un Israélite de lui rendre les cent écus qu’il lui doit, s’empresse de vendre son vin destiné aux idoles afin d’acquitter sa dette, il est permis à l’Israélite d’accepter le paiement, bien que l’argent provienne de la vente d’un vin défendu. Mais si le païen prie son créancier de bien vouloir attendre pour le paiement de sa dette la vente de son vin, il est défendu à l’Israélite d’accepter cet argent, sinon il aurait profité de cette vente pour être payé plus tôt.
GLOSE: Certains auteurs disent qu’il n’est défendu à l’Israélite d’accepter l’argent provenant de la vente du vin défendu que si le païen n’a pas d’autre moyen de se libérer; mais si le païen a une autre ressource, il est permis à l’Israélite d’accepter l’argent provenant de la vente, surtout si la solvabilité du païen est bien connue. Mais, comme de nos jours il n’existe pas de païens servant les idoles, il est permis d’accepter l’argent provenant de la vente d’un vin appartenant à un païen qui ne pratique pas sa religion.