## Turei Zahav on Shulchan Arukh, Orach Chayim Siman 199

###### Turei Zahav on Shulchan Arukh, Orach Chayim 199:1
[Turei Zahav on Shulchan Arukh, Orach Chayim 199:1](https://torahapp.org/share/book/Turei%20Zahav%20on%20Shulchan%20Arukh%2C%20Orach%20Chayim/r/199:1)

**השמש שאכל כזית.** דסד"א שאין לו קביעות לפי שהולך ובא קמ"ל:


###### Turei Zahav on Shulchan Arukh, Orach Chayim 199:2
[Turei Zahav on Shulchan Arukh, Orach Chayim 199:2](https://torahapp.org/share/book/Turei%20Zahav%20on%20Shulchan%20Arukh%2C%20Orach%20Chayim/r/199:2)

**נשים ועבדים כו'.** זהו משנה ריש פ"ג שאכלו ובטור כתוב והר"י הכהן היה מורה הלכה למעשה להצטרף אשה לזימון והיה מביא ראיה מהגמרא פרק מ"ש נשים חייבות בב"ה דאורייתא או דרבנן נ"מ להוציא אחרים י"ח מכלל דפשיטא ליה דמצטרפות דאלת"ה תבעי ליה אם מצטרפות והר"מ השיב על דבריו שאין מצטרפות כו' וקשה היאך מפ' המשנה דנשים ועבדים אין מזמנין עליהם ובמרדכי כתוב שרבינו שמחה עשה כן מעשה להצטרף אשה לזימון אלא דשם מסיק דהיינו להזכרת השם לחוד ולא לשאר זימון אבל דברי ר"י בטור לא משמע לפרושי כן מסידור דבריו והפלוגתא שמבי' ע"ז.) ונראה דיש לומר המשנה דאין מזמנין על הנשים פירושו שיתן להם לברך בכוס הזימון דומיא דעד כמה מזמנין פירש"י דקאי על המברך בזימון וא"כ בצירוף שיברך איש עמהם אפשר דשרי ואע"ג דכלל התנא עמהם עבדים וקטנים והני אפי' לצירוף אסור מ"מ בהאי מילת' שוין שלא יברכו בזימון וזה מוכח בפ' מ"ש דשם לא קאי על זימון אלא בלא זימון דהיינו אשם עם בעלה ובעלה אינו יודע ברכת המזון והיא יודעת דע"ז קאי שם הסוגיא אח"כ. ועל זה מספקא לן שם ודייק רבינו יהודא אמאי לא מספקא ליה אם תצטרף לזימון בג' מכלל דפשיטא דמצטרפת לזימון בג' אלא שהיא לא תברך והר"מ ס"ל דלזימון חמור טפי ופשיטא דאפי' לצירוף אסירא אלא להוציא בברכה את בעלה קיל טפי כיון שהוא אינו יודע מספקא לן דוקא כנ"ל. וכאן הביא דעת הרמב"ם ולשונו דאפילו לצירוף אסירי. ועוד י"ל למ"ש ב"י אחר זה בסי' זה בשם הכלבו לענין קטן שמצרפין אותו לג' דוקא אחד דרובא דגדולי' בעי' ה"נ בנשים דמתני' היינו אם הם הרוב לא יזמן להם איש אחד. אבל לצירוף ב' אנשים והיא השלישית שפיר תצטרף כ"ה דעת ר"י הכהן:

**[fr]:**
"Les femmes et les esclaves, etc." – C’est une Michna au début du troisième chapitre (de Berakhot) « שֶׁאָכְלוּ ». Et dans le Tour, il est écrit que Rabbi Yehouda HaKohen rendait effectivement une décision halakhique autorisant à associer une femme au zimoun, et il apportait une preuve du passage talmudique au chapitre « מי שמתו » (Berakhot 20b) : « Les femmes sont-elles tenues du Birkat Hamazon d’après la Torah ou d’après les sages ? Quelle est la différence ? Pour savoir si elles peuvent acquitter d’autres personnes », ce qui implique qu’il lui semblait évident qu’elles peuvent être incluses dans un zimoun, car si ce n’était pas le cas, la Guemara aurait d’abord dû s’interroger : « Peuvent-elles être incluses dans un zimoun ? ». Et le Rambam a répondu à son raisonnement que les femmes ne peuvent pas être incluses, etc. Et il est difficile de comprendre alors comment il explique la Michna qui dit : « Les femmes et les esclaves, on ne fait pas de zimoun avec eux ». Et dans le Mordekhi, il est écrit que Rabbenou Simḥa a effectivement agi en incluant une femme pour le zimoun, mais il conclut là-bas que ce n’était que pour la mention du Nom (c’est-à-dire pour dire « נברך », « bénissons »), mais non pour le reste du zimoun. Or, les propos de Rabbi Yehouda HaKohen dans le Tour ne semblent pas aller dans ce sens, à en juger par la manière dont il les présente. Et il (le Tour) rapporte aussi une controverse à ce sujet. Et il semble qu’on peut dire que la Michna qui dit qu’on ne fait pas zimoun avec des femmes signifie qu’on ne leur donne pas à faire le zimoun avec la coupe, comme l’explique Rachi sur « jusqu’à combien fait-on le zimoun », qui parle de celui qui récite la bénédiction. Ainsi, dans le cas où un homme récite avec elles, peut-être que cela est permis. Et bien que le Tanna (de la Michna) inclue avec elles les esclaves et les enfants, qui ne peuvent même pas être associés au zimoun, malgré tout, ils ont ce point commun qu’ils ne peuvent pas diriger le zimoun. Cela est prouvé dans le chapitre « מי שמתו », où l’on ne parle pas de zimoun, mais d’un cas sans zimoun : une femme avec son mari, et son mari ne connaît pas le Birkat Hamazon alors qu’elle, oui. C’est de cela que parle la Guemara ensuite. Et sur ce cas-là, nous avons un doute là-bas, et Rabbi Yehouda a relevé : pourquoi ne doute-t-on pas du cas où elle serait incluse dans un zimoun à trois ? Cela signifie que pour lui, il est évident qu’elle peut être incluse dans un zimoun à trois, mais qu’elle ne doit pas réciter la bénédiction. Quant au Rambam, il pense que le zimoun est plus strict, et il estime qu’il est évident qu’elle est interdite même pour être incluse, mais pour acquitter son mari de la bénédiction, comme lui ne sait pas réciter, c’est moins grave, et c’est là-dessus qu’il y a un doute. Et ici, il (le Tour) a rapporté l’avis du Rambam qui dit expressément que même pour être incluse, elle est interdite. Et on peut ajouter ce que dit le Beit Yossef un peu plus loin dans ce même siman, au nom du Kolbo, à propos d’un enfant qu’on associe pour faire un zimoun à trois : c’est seulement si c’est un seul et que la majorité sont des adultes, car la majorité doit être des adultes ; ainsi aussi pour les femmes, la Michna parle du cas où elles sont la majorité, et alors un seul homme ne peut pas faire le zimoun avec elles. Mais pour être incluse avec deux hommes, si elle est la troisième, elle peut l’être — tel est l’avis de Rabbi Yehouda HaKohen.