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Shulchan Arukh, Yoreh De'ah Siman 173

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הרבה פרטי דיני רבית. ובו י"ט סעיפים

מכר לחבירו דבר ששוה עשרה זהובים בי"ב בשביל שממתין לו אסור אפילו אם המוכר עשיר ואינו צריך למעות ולא היתה הסחורה נפסדת אצלו במה דברים אמורים בדבר שיש לו שער ידוע או דבר ששומתו ידוע כמו פלפל או שעוה אבל טלית וכיוצא בו שאין לו שער ידוע ואין שומתו ידוע מותר למכרו ביוקר לפרוע לזמן פלוני ובלבד שלא יאמר לו בפירוש אם תתן לי מיד הרי הוא לך בעשרה זהובים ואם לזמן פלוני בי"ב ויש מי שאומר שאפילו אינו מפרש בהדיא אין היתר אלא במעלהו מעט אבל אם מעלהו הרבה עד שניכר לכל שבשביל המתנת המעות הוא מעלהו הוה ליה כמפרש ואסור: הגה דבר הנמכר בעשרה ולפעמים כשבאים שרים לעיר נמכר בי"ב אם רגילות ברוב פעמים שבאים השרים לעיר מותר למכרו בי"ב: (הגהות מרדכי פרק א"נ):

Translation v.1

Des nombreux détails de la loi sur l'intérêt Il est interdit au vendeur de faire payer un objet plus cher dans l'intention d’en attendre plus longtemps le paiement, même si le vendeur est riche, et si la valeur de l’objet ne doit pas diminuer dans la suite. Il n’est question ici que d’un objet dont le prix est fixé et donné par tous les commerçants; mais quand on doit vendre un objet à prix variable, il est permis de le vendre un peu plus cher pour une vente à terme. Il n’est d’ailleurs pas besoin que le vendeur tienne ses clients au courant de ses opérations commerciales. Il lui est cependant formellement interdit d’augmenter les prix d’une manière sensible. GLOSE: Un objet qui est vendu par exemple dix zouz à tous les acheteurs, pourrait être vendu douze zouz au moment où les seigneurs ont l'habitude de venir visiter la ville, si leur visite fait ainsi monter le prix des choses.

היו לו פירות שאם ירצה למכרם בשוק וליקח דמיהם מיד מוכרם בי' ואם תבע אותם הלוקח לקנותם ויתן המעות מיד יקנה אותם בי"ב ה"ז מותר:

Translation v.1

Un marchand de primeurs peut vendre des produits douze zouz à l’acheteur qui vient les choisir chez lui, au lieu de dix à celui qui circule dans les marchés.

מכר לו סחורה בי"ב על מנת לפרעו לאחר זמן יכול לומר לו תפרע לי מיד ולא אקח ממך אלא עשרה: הגה ודוקא שכבר נגמר המקח בי"ב וזכה בו הלוקח כבר (בית יוסף בשם נ"י ומרדכי) אבל קודם שנגמר המקח אם אמר לו תפרע לי עכשיו י' שוב אסור ליקח אחר זמן י"ב (פי' דברי נ"י הנזכר לדעת ב"י) אם לא ירצה הלוקח ליתן עכשיו:

Translation v.1

Lorsqu'une personne achète à terme pour douze zouz de marchandises, le commerçant, une fois le marché conclu, peut dire à son client qu’il lui donnerait pour dix zouz s’il voulait payer de suite. GLOSE: Il faut, bien entendu, que le marché soit déjà conclu. Dans le cas où le commerçant dirait au client, avant la vente, qu’il lui laisserait la marchandise moins cher si elle était payée comptant, il serait alors obligé de la laisser au même prix à terme, sur la demande de l’acheteur qui veut payer à terme.

מי שיש לו שטר חוב על חבירו או מלוה על פה מותר למכרם לאחר בפחות ואפילו לא הגיע זמן הפרעון ואין בו משום רבית (בעל התרומות) ובלבד שיהא אחריות השטר והמלוה על הלוקח כגון אם יעני הלוה שלא יהיה לו ממה לפרוע שלא יחזור על המוכר אבל אחריות שבא מחמת המוכר כגון שנמצא פרוע או שטרפו בעל חוב מוקדם א"צ שיהיה על הלוקח ואם יש ביד המוכר משכון של הלוה מותר למכרו ללוקח וכן מותר שיבטיחנו הלוה בערבות או במשכון ואם עבר וקבל עליו המוכר אחריות תנאו קיים ואם אינו יכול לקבל חובו מחזיר לו מעותיו ואם יש בו ריוח יהיה למוכר וכשם שיכול למכרו לאחר בפחות כך יכול למכרו ללוה בעצמו: הגה אסור לאדם לומר לחבירו הא לך עשרה דינרין ופטרני ממה שאני חייב י"ב דינרין לפלוני אע"ג דאפשר שיפטור עצמו בי' דינרין ודוקא שחייב י"ב דינרין אבל אם אינו חייב אלא שהמלך יטיל עליו אומנות עם שאר בני מדינתו בעד י"ב דינרין אם אומר שקול עלי לאומנות אסור אבל אם אומר מלטני מן האומנות מותר דלמא יפייס אותו בפחות (תשובת הרשב"א סימן תרפ"ו):

Translation v.1

Si une personne possède un billet à tirer sur une autre, le tireur peut vendre son effet de commerce pour une valeur inférieure à la valeur nominale du billet, sans enfreindre la défense d’intérêt, sous condition que l’acheteur de l’effet soit seul intéressé dans le recouvrement. Par exemple, si le tiré, devenu pauvre, ne peut faire face à ses engagements, c’est le nouveau possesseur du billet qui doit perdre. Si, dans le non-recouvrement, il y a de la faute du premier possesseur du billet, c’est-à-dire si, au moment du prêt, les biens de l’emprunteur étaient déjà hypothéqués, le premier possesseur du billet doit rembourser la somme inscrite au nouveau tireur. Quand le propriétaire du billet s’est entendu avec l'acheteur pour que la responsabilité du recouvrement repose toujours sur lui, il devra payer le tireur, si le tiré ne fait pas face à ses engagements; si, d’un autre côté, il y a profit, ce profit doit aussi appartenir à celui qui est responsable. De plus, le possesseur du billet pouvant vendre son effet moins cher pour avoir tout de suite de l’argent, il peut le céder au tiré lui-même. Le possesseur d’un gage, ayant besoin d’argent, peut le vendre à une personne, et il est permis au vendeur de prendre la responsabilité du gage s’il veut. GLOSE: Il est interdit à un débiteur de demander à un intermédiaire de se charger d’une dette, de douze dinars par exemple, payable dans un certain laps de temps, et pour cela de donner aussitôt à cet intermédiaire dix dinars; cela est interdit, même si le débiteur sait que le créancier lui-même ferait, le cas échéant, pour son propre compte, une semblable opération. Il ne s’agit que du cas où le débiteur doit une somme bien fixée. Mais si l’on suppose le cas suivant: une personne est chargée, pour une certaine somme d’argent, de fournir un travail en collaboration avec tout un groupe de travailleurs; cette personne offre à un intermédiaire de prendre l’ouvrage produit, en versant un prix fixé, une telle opération est interdite. Mais si cette personne demande simplement à l’intermédiaire de la débarrasser du souci du travail à fournir, l'intermédiaire peut le faire et prendre une gratification pour sa peine.

אם הקהל צריכים מעות ימכרו עזר היין או הבשר לשנים או שלשה מיחידי הקהל לפרוע הסך לזמנים ידועים והקונים יתחייבו לקהל בשטר ואחר כך ימכרו הקהל החוב ההוא למי שיתן להם המעות מיד:

Translation v.1

Quand une communauté a besoin d’argent, ses trois administrateurs peuvent se rendre chez un boucher, ou un marchand de vin, et faire avec lui un contrat qui oblige les Israélites à se fournir chez lui et non chez un autre, moyennant quoi le vendeur s’engage à payer une certaine somme par an à la communauté; et les administrateurs peuvent vendre ce contrat à une personne qui avancera immédiatement la somme dite à la communauté. De leur côté, les administrés doivent promettre par écrit d'acheter chez le boucher ou le marchand de vin.

היו חמריו ופועליו תובעים אותו בשוק ואמר לשולחני תן לי דינר טבוע (פירוש דינר שיש עליו צורה ויוצא בהוצאה) לפרעם ואתן לך יותר משויו מעות שאינם טבועות שיש לי בבית מותר והוא שיש לו כל דמי הדינר: הגה ולי נראה מדברי האשיר"י והתוספות דאין צריך שיהיה כל דמי הדינר בידו אלא אפי' מעט מהם כמו בהלואת סאה בסאה דלעיל סי' קס"ב וכן הוא בקצת ספרי הטור והוא הנכון לדעתי וכל זה לא שרי אלא דינר במעות דהוי דרך מקח וממכר אבל מעות במעות דהוי בהלואה אפילו יש לו הכל אסור (טור וב"י בשם תוספות וריב"ש):

Translation v.1

Quand des ouvriers, ayant rencontré leur patron, lui demandent leur paiement, il est permis à ce dernier d'entrer chez un banquier, de lui demander de l'argent marqué à l'effigie du pays, et de lui promettre une somme en lingots supérieure à celle qui lui est donnée, à la condition que ce patron possède bien chez lui la somme promise. GLOSE: L’auteur de la glose déclare qu’il lui semble, d’après les commentaires du Talmud, que le patron n’est pas forcé d’avoir chez lui toute la somme avancée par le banquier, mais qu'il suffit qu'il en possède une partie. Il s’agit d’un cas semblable à celui qui est expliqué dans le § 162. Les relations du patron et du banquier dont parle l’article 6, sont permises parce qu’elles sont considérées comme constituant une opération commerciale. Mais il serait défendu au patron de demander au banquier une somme quelconque, qu’il rendrait en même monnaie et supérieure, parce qu'il y aurait alors prêt à intérêt.

אם קונה דבר ששוה י"ב בי' בשביל שמקדים המעות אם ישנם ברשות מוכר אלא שאינו מצוי לו עד שיבא בנו או עד שימצא המפתח מותר ואם אינם ברשותו אסור אפי' יש לו מאותו דבר הקפה ביד אחרים: הגה ונאמן המוכר לומר שיש לו (הגהות מרדכי ריש איזהו נשך) וכל זה לא שרי אלא בסתם אבל אם מפרש לומר אם תתן לי עכשיו אתן לך בי' ואם לאחר זמן בי"ב אסור (טור בשם הר"ר ישעיה) וכל זה בדבר ששומתו ידוע אבל אם אין שומתו ידוע אפילו אין לו שרי (ב"י בשם תוספות ורא"ש) ובלבד בסתם אבל לא במפרש (שם):

Translation v.1

Il est permis à un marchand, qui veut être payé comptant, de vendre un article de douze zouz, dix zouz, à la condition qu’il possède l’objet chez lui, même s’il ne peut livrer aussitôt à cause d’un empêchement quelconque. Mais si l’objet n’est pas chez lui, s’il l’a par exemple prêté, il lui est défendu de le vendre ainsi. GLOSE: On croit le vendeur, s’il se dit possesseur de l’objet. La vente au rabais n’est permise que si le marchand ne s’explique pas directement sur son opération; elle est défendue quand le commerçant dit à son client: si vous me payez de suite, l’objet vous coûtera dix zouz, et à terme il vous en coûterait douze. Il s’agit ici d’un article dont le prix est connu; si le prix n’est pas connu, le marchand peut vendre l’objet, même s’il ne l’a pas chez lui pour le moment.

המקדים לבעל הגנה מעות דמי עשר דלועים אלו שיתנם לו כשיהיו בני אמה בזוז אע"פ שעתה בני זרת בזוז מותר (הואיל וממילא קא רבו וגם כבר גדלו קצת) :

Translation v.1

Il est permis d’avancer à un cultivateur une somme de dix zouz pour avoir plus tard des courges, d’une grandeur définie, à un zouz pièce, même si les petites courges valent déjà un zouz l’une. GLOSE: C’est que les courges grandissant d’elles-mêmes, sans qu’il en coûte rien au cultivateur; celui-ci ne donne par conséquent aucun intérêt à son créancier.

ההולך לחלוב עזיו לגזוז רחליו לרדות כוורתו ואמר לחבירו מה שעיזי חולבות מה שרחלי גוזזות מה שכוורתי רודה מכור לך המדה בכך וכך ומוזיל גביה בשביל הקדמת המעות אסור אבל אם אמר לו כל מה שעזי חולבות ורחלותי גוזזות וכוורתי רודה הן רב הן מעט מכור לך בכך וכך מותר שהוא קרוב להפסד כמו לשכר:

Translation v.1

Il est interdit à un fermier de demander à un autre fermier de lui avancer une somme, pour laquelle il lui vendra le lait de ses chèvres à tel prix, la laine de ses moutons à tel prix, prix moindres pour lui que pour tout autre acheteur; mais il lui est permis de demander au second fermier une certaine somme, pour laquelle il lui donnera la laine de ses moutons et le lait de ses chèvres, à un prix fixé, en quantité égale à ce que ces animaux produiront; car le résultat du marché est douteux et chacun des fermiers peut aussi bien perdre que gagner.

אסור לקנות פרי הפרדס קודם שיגמור ויתבשל מפני שזה שמוכר עתה בעשר הוא פרי ששוה עשרים כשיגמר נמצאת התוספת בשביל ההקפה (ולא דמי לדלועין דלעיל דשרי דאין דרך למכור פירות פרדס כך) (המ"מ פ"ט מה"מ ונ"י פא"נ) אבל מותר לקנות עגל בזול ולהניחו ביד המוכר עד שיגדל שאם ימות או יכחיש הוא ברשות לוקח והמיתה דבר מצוי תמיד:

Translation v.1

Il est interdit de vendre, avant la maturité, les fruits d’un verger qu’on devra donner mûrs, parce que mûrs, leur valeur est presque double, et le propriétaire donnerait comme un intérêt à celui qui lui avancerait l’argent pour des fruits encore verts. GLOSE: Les fruits d’un verger ne sont pas comparables aux courges, qui grandissent d’elles-mêmes; d’ailleurs, on n’a jamais eu la coutume de vendre des fruits verts. Il est permis d’acheter un veau moins cher parce qu’il est tout jeune, et de le laisser chez le vendeur; mais si par la suite il dépérit ou meurt, c’est l’acheteur qui doit perdre.

המקדים מעות לבעל הכרם על השריגים ועל הזמורות לכשיכרתו שהם ביוקר והוא קונה אותם בזול עד שיבשו ויכרתו אסור אלא אם כן הפך בהם כשהם מחוברים שנמצא כקונה אילן לזמורותיו:

Translation v.1

Il est interdit d'avancer de l’argent à un vigneron, pour lui acheter des sarments, que le propriétaire devra ensuite faire sécher; car les sarments secs coûtent plus que les sarments remplis de sève; cependant le marché est permis, si l’acheteur doit aider le propriétaire à les couper et à les sécher, parce que l’acheteur agit alors comme s’il achetait un arbre pour en couper les branches.

שומרי השדות שבעלי השדות חייבים ליתן להם שכירותם מיד אחר הקציר אסור להוסיף להם בשכר כדי שימתינו אחר דישה ומירוח (פירוש טהרת התבואה מן הקש ועשותה כרים שוין פני הכרי בלוח) אלא אם כן יסייע לדוש ולהבר:

Translation v.1

Dans une propriété où les gardiens sont payés aussitôt après les travaux de la moisson, il est défendu au propriétaire de leur promettre une gratification, en plus de leur salaire, pour qu’ils attendent leur paiement jusqu’au jour où le travail de la saison sera fini complètement, à moins qu'ils n’aident le patron dans ce travail.

מותר להקדים מעות על יין בשעת הבציר על מנת שיתן לו יין טוב בניסן וכן מותר להקדים מעות על חבית ידוע של יין ולהתנות עם המוכר שאם יוזיל או יתייקר עד זמן מכירת היין יהיה ברשות הלוקח ואם יחמיץ יהיה ברשות המוכר אבל אם אין הלוקח מקבל עליו אחריות הזול אסור אפילו מושכו לרשותו:

Translation v.1

Il est permis d'avancer de l’argent pendant la vendange, sous la condition que le vigneron livrera, pour la somme donnée, de bon vin en nissân. De même, il est permis d'avancer le prix d’un tonneau de vin, livrable plus tard, à la condition que l’augmentation ou la diminution de prix du vin sera à la charge du client, et que, si le vin s’abîme, il sera à la charge du vigneron; mais si l’acheteur ne veut pas prendre la responsabilité des prix du vin, cette opération est défendue.

חבית של יין שהיא שוה עתה דינר ומכרה לו בשתים עד הקיץ על מנת שאם תארע בה תקלה הרי היא ברשות המוכר עד שימכרנה הלוקח הרי זה מותר שאם אבדה או נשברה אינו משלם כלום ואם לא מצא למכרה ולהרויח בה הוה ליה להחזירה לבעלים וכן אם מכרה לו בשתים ואמר ליה היתר על שתים יהיה בשביל שאתה מטפל למכרה ואם לא תמצא למכרה כמו שתרצה החזירה לי ה"ז מותר אע"פ שאם אבדה או נגנבה או החמיצה תהיה ברשות לוקח: הגה וכל זה כשקצץ קצבה לדמי החבית שמוכר אבל אם מוכר לו בלא קצבה כגון שמכר לו שבע חביות ואמר לו תשלם לי כל החבית כמו שיהיה השער בעת שתקח כל חבית שרי אע"ג דעכשיו אינו שוה כל כך: (הגהות מרדכי בשם רב האי וכן משמע מתשובת הרי"ף שהביא הב"י):

Translation v.1

Il est permis à un marchand de vin de payer à un vigneron deux dinars un tonneau de vin d’un dinar, sous la condition que la responsabilité du vin restera au vigneron, jusqu’à ce que le marchand ait à son tour vendu le liquide, et s’il est dit dans le contrat que, si le vin venait à se perdre, le marchand n’aurait rien à payer, et qu’il aura le droit de rendre le vin au vigneron s’il n’arrive pas à le vendre. De même, il est permis à un vigneron de vendre à un marchand un tonneau de vin deux dinars et lui dire que, s’il le vend plus cher, le bénéfice sera, pour le commerçant, une récompense de la peine qu’il se sera donnée, et que, s’il ne peut le vendre comme il voudrait, il aura le droit de le rendre au vigneron, lors même que le vin perdu ou abîmé serait à la charge du marchand. GLOSE: Toutes ces conditions sont nécessaires, si le vin a un prix fixe. Mais si le vigneron vend un certain nombre de tonneaux de vin, et demande au marchand de lui payer ces tonneaux de vin au prix qu'ils auront au moment de la livraison, il lui est permis d’être payé ainsi, même si au moment du paiement, le prix du vin a augmenté.

מי שיש לו סחורה שנמכרת כאן בזול ובמקום אחר ביוקר וא"ל חבירו במקום הזול תנה לי ואוליכנה למקום היוקר ואמכרנה שם ואעשה צרכי במעות עד זמן פלוני ואפרענה לך כפי מה ששוה שם אם האחריות בהליכ' על הלוקח אסור ואם האחריות על המוכר מותר והוא שיתן לו שכר טרחו על הולכתה למקום היוקר ואם המוכר אדם חשוב שפוטרין ללוקח המכס בשבילו אין צריך לתת לו שכר טרחו:

Translation v.1

Quand, une marchandise étant payée plus cher dans une ville que dans une autre, quelqu'un vient chez un marchand lui demander cet article pour le vendre dans l’autre ville, en lui disant qu’il emploiera d’abord l'argent retiré de la vente, pour son usage personnel, et que plus tard, il remettra au marchand le prix des marchandises tel qu’il l'aura obtenu, le marché est permis, si la responsabilité des avaries pendant le voyage incombe au marchand; sinon le marché est interdit. Dans le premier cas, le marchand doit même remettre une gratification à son client, pour la peine qu’il se donne. Mais si le marchand doit payer l’entrée des marchandises dans la seconde ville, il n’a pas besoin de donner cette gratification.

היו החטים במדינה ד' סאין בסלע ובכפרים שש בסלע מותר ליתן סלע לתגר כדי שיביא שש סאין מהכפר לזמן פלוני והוא שיהיו באחריות לוקח אם נגנבו או נאבדו בדרך ואדם חשוב אסור לעשות זה ובמיני סחורה אסור לכל אדם לפי שאין מיני סחורה מצויים כפירות: הגה ויש מתירין בפירות אפילו אחריות הדרך על התגר המביאם (הרמב"ם והריב"ש והרב המגיד וב"י בשם תוס' והמ"מ) ובלבד שיתן לו שכר טרחו ועמלו:

Translation v.1

Si, en ville, on a pour un séla quatre séahs de froment et, à la campagne, six séahs pour le même prix, il est permis d’avancer un séla à un marchand pour qu'il apporte plus tard six séahs de froment de la campagne, à la condition que la perte du blé pendant le voyage soit aux risques du créancier; toutefois, un homme scrupuleux ne devrait pas le faire. Mais s’il s’agit de marchandises quelconques, personne ne doit agir ainsi, parce que les articles quelconques ne se trouvent pas facilement comme les produits de la terre. GLOSE: Lorsqu'il s’agit des produits de la terre, d’aucuns permettent d’agir comme il a été dit au commencement de l’article 16, même si la responsabilité des produits repose sur le porteur, à condition que ce porteur reçoive une gratification pour son dérangement.

המוליך פירות ממקום הזול למקום היוקר ואמר לו חבירו תנם לי ואני אתן שם פירות תחתיהם לזמן פלוני אם יש לו שם פירות מותר ואם לאו אסור:

Translation v.1

Quand un marchand porte des fruits de ville en ville, et qu’un habitant d’une localité où ces fruits se vendent plus cher, demande au marchand de les lui céder, lui promettant de lui donner en retour plus tard les siens, cela est permis, si l'habitant possède les mêmes produits; sinon cela est interdit.

להלוות דינר זהב השוה כ' דינרים על אחריות ספינה ההולכת מעבר לים ושיתן לו בשובה כ"ד דינרים אסור: הגה ויש מתירין להלוות לאחד י"ב דינרין ושיקנה בהם סחורה על היריד ושיתן למלוה בשובו לביתו י"ג דינרים ובלבד שיקבל המלוה הסחורה ויוליכנה לביתו ויהיה אחריות הדרך על המלוה דהוי כמו שיש לו חלק בריוח הסחורה הואיל ומקבל עליו אחריות וכן נהגו בימי רש"י להקל (בנימין זאב סימן שס"ד):

Translation v.1

Quand un homme qui voyage sur mer veut emprunter à une personne un dinar d’or, dont le cours dans le pays est vingt dinars, pour lui rendre après vingt-quatre dinars, cela est défendu, même si la responsabilité de l’argent repose sur le créancier. GLOSE: D’aucuns permettent de prêter douze dinars à un marchand forain pour acheter des marchandises et de recevoir de lui treize dinars à la condition que l’avarie des marchandises soit à la charge du créancier; le bénéfice du créancier se présente alors comme une participation au bénéfice d’un commerce.

לתת כ' ליטרין למי שיבטיח ק' שיש לו בספינה מותר:

Translation v.1

Il est permis de prêter à quelqu'un une certaine somme pour en recevoir une somme plus grande qui lui appartient, mais qui se trouve à bord d’un navire.

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