Shulchan Arukh, Yoreh De'ah Siman 176
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אסור לאדם להשכיר מעותיו שיאמר לו אשכיר לך י' דינרין בדינר לחודש והני מילי כששוכר להוציאם אבל אם שכרם כדי להתלמד בהם או ליראות ומחזירם לו בעין מותר: הגה ודוקא שלא קבל עליו רק אחריות גנבה ואבדה אבל אם קבל עליו כל אחריות אסור (ב"י בשם בעל התרומות) ואם קיבל עליו המשכיר כל אחריות בין דגנבה ואבדה בין אחריות דאונסין יש מתירין אפי' משכיר לו להוציאם (ת"ה סי' ש"ב) כדלקמן סי' קע"ז ומיהו אם לא קבל עליו רק גנבה ואבדה ולא אונסין או אונסין ולא גנבה ואבדה אסור להוציאן בשכרן (ב"י בשם תוס' והגהמ"יי פ"ה וסמ"ג וריב"ש סי' ש"ה וש"ח ות"ה שם וע"פ) מיהו לא הוי אלא כאבק רבית אבל אם לא קבל המשכיר אחריות כלל הוי רבית קצוצה (ריב"ש שם):
Des locations permises ou défendues Il est interdit de prêter de l'argent sous la condition de recevoir un intérêt, si l’argent est prêté pour être dépensé; mais si l’on prête des monnaies du pays à une personne qui veut apprendre à les connaître et qui doit ensuite les rendre au prêteur, il est permis de prendre un intérêt. GLOSE: Dans ce dernier cas il est permis de prendre un intérêt, si l’emprunteur n'assume la responsabilité de l’argent qu’en ce qui concerne le vol et les pertes; mais s’il assume la responsabilité de tout ce qui peut advenir, le créancier ne doit prendre aucun intérêt. Enfin d’aucuns disent que si le créancier prend la responsabilité de tout ce qui peut advenir, il lui est permis de recevoir un intérêt pour l’argent qu’il prête, même si cet argent doit être dépensé (V. § 177). Mais quand le créancier ne prend qu’une part de responsabilité, il lui est défendu d’accepter un intérêt pour de l'argent qu’il prête et qui est destiné à être dépensé. Ainsi, lorsque, sans avoir de responsabilité, le prêteur prend un intérêt, il agit contrairement à une défense biblique; et s’il n’a qu’une part de responsabilité, il agit contre une défense traditionnelle.
כלים מותר להשכירם אפילו נותן לו רשות למכרם ולעשות בהם כל חפצו רק שלבסוף יחזיר לו כלי אחר כזה (לשון רמב"ם פ"ח מה"מ די"א):
Quand on prête des objets, il est permis de prendre un loyer, même si le prêteur, ayant permis à son débiteur d’en user à sa guise, prie de les lui rendre tels qu’ils ont été reçus.
מקום שנהגו לשכור הספינה וליטול שכרה ואם נשברה שמין לו מה שפחתה ומשלם יתר על שכרה הרי זה מותר וכן מותר להשכיר סיר של נחושת וכיוצא בו ונוטל השכר ודמי מה שפחת ממשקלו וכן כל כיוצא בזה: הגה וי"א דוקא כלים כאילו דאפי' מה שנשאר נפחת קצת ובעד זה נוטל שכר ולכן אם נשבר משערין כמה היה שוה בשעת שבירה (ב"י בשם התוספות וכן כ' רבינו ירוחם והגהות אשיר"י וכן משמע לשון הטור):
Lorsque l’usage est de louer des navires moyennant un prix de location, il est permis de le faire; et aussi, quand le navire venant à se détériorer, on en fait l’évaluation, le propriétaire peut recevoir, avec le loyer, la somme représentant la différence de valeur du navire neuf et du navire détérioré. De même un marchand peut louer des ustensiles de cuivre contre rémunération, et se faire payer le poids de cuivre qui manque à l’ustensile au moment où celui-ci est rendu. GLOSE: D’aucuns disent qu’on ne prend de rémunération pour la location des ustensiles que parce qu'ils s’abiment nécessairement, mais ils disent aussi qu’une fois cassés, on évalue le prix de l’objet neuf et son prix comme métal et que l’on fait payer la différence.
מותר לשכור פרה ולשומה בדמים כגון שיאמר הרי פרתך עשויה עלי בשלשים דינר אם תמות וכל זמן שהיא אצלי אעלה לך סלע בחדש בשכירות (וי"א דאם תמות משערין כמה היתה שוה בשעת מיתה) (רמב"ן ורבינו ירוחם והטור):
Il est permis de louer une vache moyennant une certaine somme par mois, et aussi d'évaluer son prix, prix que devra rembourser l’emprunteur si elle meurt chez lui. GLOSE: D’aucuns disent qu'il faut évaluer le prix au moment de la mort de l’animal et faire payer ce prix à l’emprunteur.
המשכיר שדה לחבירו בי' כורים לשנה וא"ל תן ר' זוז שאפרנס בהם השדה ואני אתן לך י"ב כור בכל שנה הרי זה מותר מפני שאם יפרנס השדה בדינרין אלו יהיה שכרה יותר וכן אם השכיר לו חנות או ספינה בעשרה דינרין בשנה ואמר לו תן לי מאתים זוז שאבנה בהם ואציירנה ואכיירנה או אתקן בהם ספינה זו וכלי תשמישה ואני אעלה לך י"ב דינר בכל שנה הרי זה מותר. (הואיל והוא מוציא המעות בגוף הספינה או החנות) (טור) אבל אם א"ל תן לי ר' זוז כדי להתעסק בהם בחנות או להוציא בסחורה של ספינה או לשכור בהם מלחים ואני אוסיף לך בשכירות הרי זה אסור:
Si un cultivateur loue un champ et veut donner dix khors de blé comme prix de location annuelle, il est permis au propriétaire de dire au locataire: «Donnez-moi deux cents zouz, c’est moi qui, avec cette somme ferai produire le champ et je vous donnerai douze khors de froment par an». Ce marché est permis, parce que le locataire ne prend pas un intérêt, mais trouve, dans son entreprise, un bénéfice commercial. De même, lorsqu'un propriétaire loue pour dix dinars par an un magasin ou un navire, il lui est permis de dire à son futur locataire: «Donnez-moi deux cents zouz pour terminer l’ouvrage et je vous paierai un loyer de douze dinars par an.» GLOSE: Parce que l’argent que demande le propriétaire est destiné à faire le navire ou le magasin. Mais si le propriétaire demande les deux cents zouz, afin d'acheter des marchandises pour le magasin ou le navire, ou d’embaucher des matelots, et s’il promet à son locataire de lui donner un loyer supérieur à celui que ce locataire voulait lui donner, ce marché est défendu.
מותר להרבות בשכר הקרקע (לשון רמב"ם פ"ז מה"מ דין ח') כיצד השכיר לו את החצר וא"ל קודם שהחזיק בו אם מעכשיו אתה נותן לי הרי היא לך בי' סלעים בכל שנה ואם תתן שכר חדש בחדש הרי היא בסלע בכל חדש ה"ז מותר וכיוצא בזה בשכר האדם ג"כ מותר: הגה אבל אם כבר החזיק בו לשכור לו בי' סלעים לשנה אסור לומר לו תתן כל חדש סלע א' ואני אמתין לך המעות (ב"י בשם תלמידי הרשב"א) וכ"ש אם כבר נתחייב לו השכירות ונותן לו דבר בהמתנת המעות דאסור (הגהות אשיר"י והג"מ פ' א"נ ובהגמי"י פ"ח) מותר להרבות בנדונית חתנים כגון שנדר נדוניא לבתו והתנה עם חתנו שכל שנה שיניח לו הנדוניא אצלו יתן לו כך וכך שכר מותר שאין זה אלא כמוסיף לו נדוניא ודוקא כשהתנו כן קודם הנשואין אבל לא אח"כ דהוי אגר נטר (רשב"א סימן תקכ"ט וריב"ש סימן תק"ב) ועיין לקמן סימן קע"ז):
Il est permis à un propriétaire de demander, pour la location de son champ, dix sélas par an, payables en un seul terme et immédiatement, ou bien un séla payable par mois, si cette proposition a été faite avant la confection du contrat. Il en est de même pour le paiement d’un employé. GLOSE: Il ne s’agit ici que du cas où le propriétaire s’est entendu, avant le contrat, sur les deux modes de paiement; si le propriétaire a seulement demandé dix sélas par an, il lui est interdit, le marché une fois conclu, de dire à son locataire qu’il veut bien prendre un séla par mois, au lieu de recevoir tout le prix du loyer en une seule fois. Il est d’autant plus interdit au propriétaire d’accepter un dédommagement de son locataire, si celui-ci, au moment de payer en une seule fois, ne peut plus le faire. Il est également permis à un père, qui a promis une dot à sa fille, de demander à son gendre de lui servir une certaine somme par an, et de garder pour un certain temps la dot promise; il ne fournit pas alors un intérêt, cela revient à donner une dot supérieure à celle qu’il devait donner. Cette manière de payer est autorisée, lorsque les conditions ont été posées avant le mariage; sinon elle est interdite, car le père semblerait donner un intérêt, pour faire attendre à plus tard le versement du capital.
אסור לומר לאדם עשה עמי מלאכה היום ששוה דינר ואני אעשה עמך בשבוע אחר מלאכה ששוה שתים:
Il est interdit de demander à une personne de faire aujourd’hui un travail valant un dinar, pour que plus tard son débiteur lui fasse un travail de deux dinars.
השוכר את הפועל בימות החורף לעשות עמו בימות הקיץ בדינר ליום ומקדים לו שכרו מעתה ושכרו שוה בימות הקיץ סלע ליום אסור אבל אם אמר לו עשה עמי מלאכה מהיום ועד זמן פלוני בדינר ביום מותר דכיון שמתחיל לעשות עמו מעתה אינו נראה כנוטל שכר מעותיו שמקדים לו:
Quand, en hiver, les journées sont payées un dinar, il est interdit de payer d’avance en hiver un ouvrier, pour qu’il travaille en été au prix d’un dinar par jour au lieu d’un séla, en récompense de ce qu’il a reçu son salaire avant d’avoir fourni son travail. Mais si le patron embauche l’ouvrier pour l'hiver et l’été, et lui avance le salaire qu’il devra recevoir en été, il est permis de payer pour toutes les journées un prix égal; la diminution de prix d’une journée d’été ne provient pas alors de ce que le patron a avancé l’argent, mais de ce qu’il emploie l’ouvrier hiver comme été.