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Shulchan Arukh, Yoreh De'ah Siman 177

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שלא יקבל צאן ברזל מישראל וכמה דיני משא ומתן האסורים משום רבית. ובו מ' סעיפים

אין מקבלין צאן ברזל מישראל דהיינו שמקבל ממנו מאה צאן ויהיו הגזות והולדות והחלב לאמצע לשליש או לרביע עד שנה או עד שנתים כמו שהתנו ביניהם ואם מתו הצאן הרי המקבל משלם דמיהם ה"ז אסור שהרי בעל הצאן קרוב לריוח ורחוק להפסד לפיכך אם קבל עליו בעל הצאן שאם הוקרו או הוזלו או נטרפו הרי הן ברשותו ה"ז מותר וכן כל כיוצא בזה וכן הדין במקבל עליו סחורה בענין זה (טור) : הגה וכל זה לא מיירי אלא כשיש למקבל ריוח אבל אם אין לו ריוח כלל במה שמקבל אין כאן הלואה כלל ואפילו קיבל עליו כל האחריות שרי דהא מותר לש"ח לקבל עליו להיות כשואל (ב"י ובעל התרומה בשם חכמי לוני"ל והר"ן בתשובה):

Translation v.1

Des diverses opérations commerciales qui sont défendues, parce qu’elles entraînent intérêt Il est défendu à un propriétaire de donner des moutons à son fermier sous les conditions suivantes: «Le fermier donnera tous les ans au propriétaire la moitié, le tiers ou le quart des produits fournis par les bêtes; de plus il devra rembourser les bêtes qui mourront.» Il est interdit de faire ces conditions parce que le propriétaire serait assuré de gagner sans avoir jamais aucune perte. Mais si le propriétaire reçoit une partie fixe des produits et s’il prend la responsabilité de ce qui peut advenir, à savoir: l’augmentation ou la diminution de la valeur des bêtes, les lésions, la mort, le marché est permis. Il en est de même pour toutes les marchandises qui se prêtent à ce genre de commerce. GLOSE: Il ne s’agit ici que d’une affaire commerciale où le fermier a un bénéfice; mais si ce fermier ou toute autre personne veut se charger des moutons ou d’une marchandise quelconque, sans rémunération, seulement pour être agréable au propriétaire, il est permis à ce dernier d’accepter ce service, même si la personne veut être responsable des choses confiées à sa garde.

הנותן מעות לחבירו בתורת עיסקא דהיינו שחצי האחריות על הנותן וחצי על המקבל אסור שכל עיסקא פלגא מלוה ופלגא פקדון ונמצא שטורח בחלק הפקדון בשביל חלק המלוה לפיכך צריך לו ליתן שכר טרחו שבכל יום ויום מימי השותפות כפועל בטל של אותה מלאכה שבטל ממנה ואם היה לו עסק אחר כל שהוא להתעסק בו עם מעותיו של זה אינו צריך להעלות לו שכר של כל יום אלא אפילו העלה לו דינר בכל ימי השותפות דיו ואם פחתו או הותירו יהיה לאמצע בשוה וכן אם א"ל כל הריוח יהיה לך שלישו או עשיריתו בשכרך הואיל ויש לו עסק אחר ה"ז מותר ואם הפסידו יפסיד מחצה ואם היה המתעסק אריסו והיה לו עסק אחר אינו צריך להעלות לו שכר אחר כלל שהאריס משועבד הוא לבעל השדה: הגה וצריך להיות כל אחריות פלגא הפקדון על הנותן אפילו אחריות דאונסין (טור ופוסקים בשם ר"י) ודלא כיש מקילין ומתירין במקצת אחריות (ריב"ן):

Translation v.1

Si un particulier prête de l’argent à un commerçant pour avoir une part dans son commerce, et prend pour lui une moitié des responsabilités en laissant l’autre moitié au commerçant, cette combinaison est défendue. En effet, puisque le capitaliste a une part dans les opérations commerciales, le capital qu’il prête est comme divisé en deux parties, dont l’une profite au commerçant, mais dont l’autre profite au créancier, tout en étant confiée au débiteur. Or le commerçant n’est responsable que d’une moitié de la somme, alors qu’il s’occupe de faire fructifier toute la somme confiée; c’est cette peine, qu’il prend pour le prêteur, qui semble être un intérêt donné en récompense du prêt de la somme. Si le capitaliste veut que le marché soit valable, il doit payer le commerçant qui s’occupe de ses intérêts à lui créancier, tout comme il paierait un ouvrier quelconque. Si, en dehors de cette association, le commerçant conduit une industrie avec l’argent du capitaliste, sans que celui-ci y ait aucun bénéfice, le capitaliste ne doit pas payer son débiteur comme un ouvrier, mais il doit lui donner une certaine somme pour reconnaître son service dans la première entreprise. Il est aussi permis au créancier, pour reconnaître le travail de son débiteur dans la première entreprise, de lui donner d’abord 1/10 des bénéfices, puis de partager avec lui le reste, c’est-à-dire les 9/10. Quand l'associé du capitaliste est son jardinier qui a un autre travail en dehors de cette opération commerciale, il n’a pas à être payé pour la peine qu’il prend dans cette affaire puisqu'il est aux ordres de son patron. GLOSE: La moitié de responsabilité qui incombe au capitaliste s'applique à tout ce qui peut arriver.

במה דברים אמורים כשלא פסק עמו בתחילת העסק אלא נתן לו למחצית שכר אבל אם פסק עמו בתחילת העסק שכר טרחו בדבר ידוע ואפילו בדינר מותר (פי' ב"י לדברי הרמב"ם): הגה וכל זה כשאחד נותן המעות אבל אם כל אחד נותן מעות אפי' א' מתעסק לבד אין כאן עיסקא אלא הוי כשותפות בעלמא (בית יוסף בשם רי"ף וסמ"ג):

Translation v.1

Il ne s’agit dans l’article précédent que du cas où, lors de la conclusion du marché, le capitaliste promet seulement au commerçant la moitié des bénéfices; mais s’il lui promet en plus une gratification, ne fût-ce qu’un dinar, le marché est permis. GLOSE: Les règles des articles 2 et 3 ne sont applicables que si un seul des deux intéressés fournit le capital; s’ils le fournissent à eux deux, ils forment une véritable société; et même si un seul conduit les affaires, il n’a pas à recevoir de gratification de son associé.

הנותן מעות לחבירו סתם להתעסק בהם ולא פסק עמו בתחלת העסק דבר לשכר טרחו וכשבאו לחשבון ולא רצה ליתן לו שכר כל יום ויום מימי השותפות ואם היה לו עסק (אחר) לא רצה ליתן לו דינר לכל ימי השותפות יהיה שכר המתעסק בחצי הפקדון שליש ריוח הפקדון שהוא שתות ריוח כל המעות לפיכך אם הרויחו יטול המתעסק ב' שלישי הריוח חצי הריוח של חצי המעות שהם מלוה ושתות הריוח בשכר שנתעסק בפקדון נמצא הכל ב' שלישי הריוח ויטול בעל המעות שליש הריוח ואם פחתו יפסיד המתעסק שליש הפחת שהרי הוא חייב בחצי הפחת מפני שחצי המעות מלוה ויש לו שתות בשכרו באותו החצי של פקדון ונמצא שנשאר עליו מהפחת שלישו ובעל המעות יפסיד שני שלישי הפחת:

Translation v.1

Si un capitaliste, ayant fourni à un commerçant des capitaux pour une entreprise, ne lui a pas promis de gratification pour la peine qu’il prendra, et si au moment du partage des bénéfices, le capitaliste ne veut pas accorder au commerçant, outre sa part des bénéfices, un salaire comme à un ouvrier: ou si, le commerçant travaillant en même temps à une autre entreprise, le capitaliste ne veut pas lui donner le dinar de droit, le commerçant peut, pour l’actif déterminé, prendre le tiers de cette moitié des bénéfices qui provient de la moitié du capital dont bénéficie le créancier, et avec laquelle le commerçant a travaillé, et l'ajouter à l’autre moitié qui lui revient, d’où il résulte que le commerçant doit prendre les deux tiers du bénéfice total et en laisser un tiers au créancier. S’il y a des pertes, le commerçant ne doit supporter que le tiers du passif, et le capitaliste doit en supporter les deux tiers, parce que le commerçant doit toujours être payé, pour son travail, un tiers des bénéfices s’il y en a; alors, dans le cas de perte, c’est le capitaliste qui doit fournir ce tiers: il perdait déjà un tiers; il perdra donc deux tiers et le commerçant un tiers.

כשהוא נוטל שכר על חלק הפקדון שבידו הרי הוא כשומר שכר מותר ליתן עיסקא למחצית שכר ולהתנות שלא להתעסק אלא בדבר פלוני ואם ישנה שיהיה כל האחריות על המקבל וכן כל תנאי שירצה כגון שיתנה שלא ישמור הכספים אלא תחת הקרקע ואם שינה והפסיד כל ההפסד למקבל ואם הרויח הוא לאמצע אע"פ שעתה הוא קרוב לשכר ורחוק להפסד לא חשיב רבית כיון שאם לא שינה היה קרוב לשכר ולהפסד: הגה ומותר למקבל לשנות לכתחלה ולא אמרינן דהוי כגזלן בכך (ב"י בשם הר"ן ובהגהות אשיר"י פ' א"נ ובמרדכי) מיהו אם שינה ואמר לעצמי אני עושה ולא בתורת עיסקא הוי כגזלן ומה שעשה עשה לעצמו (ר' ירוחם) ולכן יתנה הנותן תחלה שאם יטול לפעמים קצת מן העסק לצרכו שלא יהא מקרי שולח יד בפקדון בכך דאז הוי כגזלן וכל הריוח שלו והמעות מלוה עליו ואסור ליטול אח"כ רבית (ב"י בשם תשובת מיימוני) ואם נהגו שלא להקפיד בכך מסתמא כאלו התנו דמי וכמ"ש לעיל סי' קס"ח ועי' לקמן סוף סי' זה מדין זה:

Translation v.1

Si le créancier paie le commerçant pour la moitié de la somme qu'il fait fructifier, le commerçant est regardé comme gardien salarié de la moitié de la somme qui lui a été remise. Quand le capitaliste donne une gratification, il peut offrir au commerçant la moitié des bénéfices, à la condition que le commerçant s'occupe exclusivement de cette affaire. Le créancier peut proposer toutes les conditions qu’il désire, à savoir: le commerçant est responsable de toute la somme à lui confiée ou encore: il est obligé, pour mettre en sûreté la somme versée par le capitaliste, de la placer où celui-ci le veut. Si le commerçant, n’ayant pas tenu compte des conditions du capitaliste, éprouve des pertes occasionnées par ce fait, c’est lui qui doit les supporter; si, au contraire, il lui vient des bénéfices il doit les partager avec le capitaliste. Il semble que, de cette manière, le capitaliste ait toutes les chances de gagner et aucune de perte, et pourtant il n’y a aucune sorte d'intérêt. En effet, si le commerçant obéit en tous points aux conditions, et éprouve des pertes, le capitaliste partage ces pertes. GLOSE: Le commerçant peut changer les conditions du créancier de propos délibéré sans pour cela être considéré comme un malhonnête homme, s’il éprouve des pertes. Si le commerçant dit qu'il a changé les conditions du créancier, non pas parce que son commerce l’exigeait, mais parce que cela lui plaisait, il est considéré comme un malhonnête homme, et il est responsable de ses actes. Afin que le commerçant ne puisse encourir une responsabilité préjudiciable à son honneur, le créancier doit poser la condition que le commerçant aura le droit de prélever sur l’argent confié certaines sommes, pour les besoins de ses opérations, sans être obligé d’en avertir le capitaliste.

נתן מעות לעיסקא למחצית שכר וקצץ בדבר ידוע אפילו אם כל האחריות על הנותן אסור: הגה וי"א דאם מקבל עליו כל האחריות מותר (ב"י בשם מהרי"ק שורש קי"ט וכן משמע בת"ה סי' ש"ב) בכל רבית דרבנן כגון נותן בעיסקא או בשאר רבית דרבנן אבל ברבית קצוצה לא מהני אם המלוה מקבל עליו כל האחריות אבל אם לא מקבל עליו כל האחריות רק קצתו אפילו בדרבנן אסור ויש להקל ברבית דרבנן כסברא זאת:

Translation v.1

Si un capitaliste remet de l’argent à un commerçant pour avoir la moitié de ses bénéfices, et si le commerçant propose une certaine somme fixe au capitaliste, en échange de sa moitié des bénéfices, il est interdit au capitaliste d’accepter, même si toute la responsabilité de l’argent repose sur lui. GLOSE: D’aucuns disent que, lorsque le capitaliste prend toute la responsabilité de l'argent, il peut accepter la proposition du commerçant, quand il s’agit d’une sorte d'intérêt défendue traditionnellement et dont on n’est même pas sûr: mais s’il y a vraiment un intérêt, il est toujours défendu au capitaliste, même quand toute la responsabilité repose sur lui, d'accepter la proposition de son débiteur.

הנותן מעות לחבירו למחצית שכר שנתיים ושלש ושוב נמלכו ועשו קצבה ביניהם לתת לו כך לשנה אם הלוה הוציא המעות ביציאותיו ונתן ריוח הוי רבית אבל אם הי' מתעסק והולך ופרע מריוח שהרויחו הנכסים כיון דמעיקרא לאו בתורת איסורא אתא לידיה אם חצי ריוח שהרויחו המעות עלה למה שנתן לו מותר:

Translation v.1

Un capitaliste prête de l’argent à un commerçant pour deux ou trois ans, sous la condition de recevoir la moitié des bénéfices fournis par la somme; après le contrat, ils ont réfléchi et arrêté que le débiteur donnera tous les ans une somme fixe au créancier, alors: si le débiteur a dépensé l’argent pour ses besoins personnels, et s’il donne la somme fixée au créancier, celui-ci reçoit un intérêt interdit par la Bible; si le débiteur emploie l'argent pour les besoins de son commerce, et peut payer la somme fixée avec les bénéfices de ce commerce, cette manière d’agir est permise, quoique les conditions du contrat soient changées, parce que les conditions faites au moment où l’argent a été donné étaient acceptables.

הלוה מנה לחבירו לכל הנאתו אלא שהתנה עמו שיסלק מעל אותו המנה מס המלך אסור:

Translation v.1

Si un capitaliste prête une mine, à la condition que le débiteur paiera les contributions pour cette somme, le prêt est interdit.

לוה שקבל עליו לזון היתום וכשבא היתום לתבוע חובו טען לנכות מה שנתן לו ממזונות והיתום טוען שלא קבל ממנו דבר היתום נאמן:

Translation v.1

Quand un orphelin prête de l’argent à une personne qui s'engage à le nourrir, et que plus tard, l’orphelin réclamant l'argent, son débiteur allègue qu’il l’a nourri, alors si l’orphelin nie le fait, on le croit.

א"ל הילך ר' זוז מעכשיו כדי שיפול תחתיו לאומנות המלך שהיא בשי"ן אסור אבל אם א"ל פרשני מן האומנות מותר (ועי' בסי' קע"ג):

Translation v.1

Il est interdit à une personne de proposer deux cents zouz à une autre personne pour que celle-ci obtienne du travail chez le roi, travail qui pourra rapporter trois cents zouz; il lui est au contraire permis de demander à cette personne de la débarrasser elle-même du travail qu’elle a à exécuter. (V. § 173.)

האומר לחבירו מנה לי בידך מרבית קצוצה שגבית ממני והלה אומר לא היו דברים מעולם משביעין את הנתבע היסת (פי' שהסיתו אותו חכמים לישבע להסיתו להודות כי מדאורייתא אין משביעין אלא שבועת השומרים וע"פ עד אחד ובהודה מקצת מהטענה (ויש חולקין (ר' ירוחם בשם הר"מ) וע"ל ס"ס קס"ח):

Translation v.1

Quand quelqu'un déclare devant la justice qu’une personne lui doit une mine, qu’elle lui aurait soutirée en intérêts directs, alors que le prétendu débiteur déclare ne pas même connaître la personne qui lui réclame l’argent, et n’avoir jamais entendu parler de l’affaire, les juges défèrent le serment au réclamant afin de savoir s’il a dit la vérité. (V. § 168.)

המקבל מעו' לחצי ריוח וטוען שמלוה ברבי' היא אינו נאמן:

Translation v.1

Lorsqu’après avoir emprunté de l'argent, sous la condition d’offrir à son créancier la moitié des bénéfices commerciaux que rapportera la somme prêtée, le débiteur déclare devant un tribunal qu'il a emprunté à intérêt direct, il n’est pas cru.

המלוה מעות לבעל הבית וגם חוזר ההלכ' עם בנו של בעל הבית ובעל הבית נותן לו הוצאות אסור אלא אם כן יתן לו הקרן במתנה גמורה שאם ירצה לעכבו יהא רשות בידו (ולעיל סי' קס"ו בארתיו):

Translation v.1

Si un ouvrier prête de l’argent à son patron, puis au fils de son patron, il lui est interdit de recevoir son salaire, à moins qu’il n’ait déclaré, en prêtant l'argent, qu’il l'offre comme un don, que le patron aura le droit de rembourser ou non. (V. § 166.)

האומר לחבירו אם לא אפרעך לזמן פלוני הריני חייב לך מעכשיו ולזמן העיכוב כך דינרין (יותר ממה שהלוהו) אסור מפני הערמת רבית: הגה ויש מתירין אם נותן לו מעות ומקבל פירות (ריב"ש סימן של"ה) ויש להקל בזה וע"ל בסי' קס"ג אם עבר ועשה ערמה ברבית אי מוציאין מידו:

Translation v.1

Il est interdit à un débiteur de dire à son créancier: «Si à telle date je ne vous ai pas remboursé, je vous devrai, à partir d’aujourd’hui, tant de dinars en sus», car c’est là un moyen détourné de donner un intérêt. GLOSE: D’aucuns disent qu’il est permis au créancier d’accepter les conditions du débiteur, si celui-ci le rembourse avec des produits agricoles. (V. § 163. Si les juges doivent reprendre au créancier un intérêt pris par un moyen détourné.)

המחייב לפרוע לחתנו לנדוניא לזמן פלוני ואם יעכב מלפרוע יוסיף על סך הנדוניא על כל עשרים דינר מהם ז' פשיטים בכל חדש מותר שזה דומה לנותן מתנה לחבירו ואומר לו אני נותן לך כך וכך לזמן פלוני ואם לא אתן לך לזמן פלוני עוד אני מוסיף כך וכך שהוא מותר (וכבר נתבאר לעיל סי' קע"ו):

Translation v.1

Il est permis à un beau-père de dire à son gendre: «À telle date je vous donnerai la dot de ma fille; si je vous la donne plus tard, je vous remettrai en plus, chaque mois, sept péchitahs par vingt dinars promis.» Car cet arrangement revient à ce que le beau-père, ayant promis un cadeau pour une certaine date, donnera un cadeau d’une plus grande valeur s’il s’acquitte plus tard.

אם חייב עצמו לתת למלוה כך וכך בכל שבוע בעוד שמעכב ממונו הרי זה רבית גמור: הגה אע"ג דכתב לו כך דרך קנסא אם לא אפרע לך לזמן פלוני אתן לך כל שבוע כך וכך ואע"ג דאם היה פורע לו בזמנו לא הוי כאן רבית כלל מ"מ הואיל וכתב לו ליתן לו קצבה בכל שבוע ושבוע הוו רבית גמור (רוב הפוסקים) וכן עיקר אע"ג דיש מקילין התירו ללוות ברבית בדרך זה (הגהות מרדכי פא"נ בשם ר"י דארליינ"ש):

Translation v.1

Il est interdit au débiteur de dire à son créancier qu’il lui donnera une certaine somme tous les huit jours, s’il ne s’acquitte pas au temps fixé; car cela constitue un véritable intérêt. GLOSE: Quoique l’intérêt promis par le débiteur ne soit qu’une punition qu’il s'impose à lui-même, dans le cas où il ne payerait pas au jour dit, il est cependant regardé comme un véritable intérêt, parce que c’est une somme nettement fixée que le débiteur devra donner hebdomadairement. Cette remarque est de principe.

המלוה על המשכון ואמר אם לא אפדנו לזמן פלוני יהיה שלך כל ששוה יותר על החוב יש מי שאוסר משום הערמת רבית (ועיין בח"מ סימן ע"ב וע"ג):

Translation v.1

Il est interdit à un débiteur, qui emprunte contre un gage, de dire à son créancier que le gage dont la valeur est supérieure à la somme prêtée, lui appartiendra s’il ne s’acquitte pas à une date fixée, car le créancier prendrait alors un intérêt grâce à un moyen détourné. (V. Code pénal, §§ 72 et 73.)

המוכר סחורה לחבירו בס' זהובים שקבל מיד והתנה לתתה לו לחצי שנה ואם יעבור על זה שיתן בעבורה ק' זהובים וקנו מידו והגיע הזמן ולא נתן חייב ליתן הק' זהובים והוא שכשפסק על הסחורה ההיא יצא השער וקנה כפי השער או היתה לו הסחורה ההיא:

Translation v.1

Quand une personne achète, au comptant, pour soixante dinars d’or de marchandises livrables dans six mois, et pose la condition suivante: «Si le vendeur dépasse le délai fixé, il devra donner cent dinars d’or à son client», le dépositaire des marchandises est forcé d’exécuter les clauses de ce traité, si les marchandises vendues avaient un prix fixe et si le vendeur possédait bien chez lui les soixante dinars de marchandises au jour de la vente.

אם הפקיד מעות אצל חבירו והנפקד הלוום לעובד כוכבים הנפקד חייב באונסין ואין למפקיד בריוח כלל ואם הנפקד רוצה לתת דבר מעצמו למפקיד אין בו משום רבית (ועי' בח"מ סי' רצ"ב):

Translation v.1

Si le dépositaire d’une somme prête à un païen l’argent qu’on lui a confié, il est responsable de tout ce qui peut arriver à l’argent dont il se sert; quant au propriétaire, il n’a rien à voir dans ce que fait le dépositaire, ni dans l’intérêt que celui-ci prend peut-être; si son homme de confiance veut lui offrir une certaine somme, le capitaliste peut l’accepter comme un cadeau. (V. Code pénal, § 292.)

המתעסק בשל חבירו ונותן לו ריוח כל שנה ולבסוף טוען שלא היה שם ריוח אינו נאמן מאחר שנתנו לשם ריוח (ועי' בח"ה סי' פ"א):

Translation v.1

Si un commerçant, qui a emprunté de l'argent pour les besoins de son commerce, sous la condition de donner à son créancier la moitié des bénéfices, paie tous les ans; puis si, la dernière année, il va dire en justice que l'argent qu'il donnait à son créancier ne provenait pas de ses bénéfices, on ne le croit pas; car s’il n’avait pas eu de bénéfices, il n’aurait pas payé les années précédentes.

אם נותן לחבירו סחורה בתורת עיסקא אם דרך לשכור כתף להוליכה לשוק לא יאמר לו כיון שאני נותן לך שכר טירחך אתה תתן שכר הכתף. (אלא שמין כמה צריך ליתן והוא בכלל הקרן) (טור):

Translation v.1

Quand une personne donne des marchandises à un commerçant pour qu'il les vende, et que le bénéfice retiré de la vente soit partagé entre eux deux, alors: si l'habitude est de louer un manœuvre qui apporte les marchandises sur le lieu de la vente, il est interdit au capitaliste de demander au commerçant qu’il paie ce manœuvre sur son bénéfice. GLOSE: On évalue ce que doit coûter le manœuvre et on ajoute cette somme au prix des marchandises.

אם יש למקבל סחורה שקנה בזמן הזול ועכשיו נתייקרה לא ישום אותה כמו שקנאה אלא כמו ששוה עתה: הגה ובמקום שנהגו לתת מעשר מריוח המעות אין המקבל יכול ליתן המעשר אלא יתן חציו לנותן והוא יתננו למי שירצה (מרדכי פרק הגוזל):

Translation v.1

Si les marchandises ont plus de valeur au moment de la vente qu’au jour où elles ont été achetées, pour évaluer le bénéfice, on doit estimer leur prix au cours du jour de la vente. GLOSE: Là où l’usage est de donner la dixième partie des bénéfices aux œuvres charitables, le vendeur ne pourra donner que le dixième de son bénéfice à lui; de son côté, le capitaliste donnera aussi le dixième de son bénéfice à une œuvre charitable de son choix.

הנותן בהמה לחבירו בעיסקא באתונות חייב ליטפל י"ח חדש ובדקה כ"ד ובתוך זה הזמן כל א' מעכב על חבירו והולדות מקום שנהגו לחלקם מיד חולקים ובמקום שאין מנהג יגדלם המקבל בדקה שלשים יום ובגסה חמשים יום ומשם ואילך נוטל חצי השבח והחצי מהחלק השני וא"צ ליתן לו שכר טרחו מחלק השני ואם בא לחלוק צריך להודיעו לחבירו או לשום ולהתנות בפני ג' ואם לאו אין החלוקה כלום (ואינו נוטל רק מחצית השבח כמו בראשונה) (טור):

Translation v.1

Quand un propriétaire donne à un fermier différentes sortes de bétail à élever, pour partager avec lui le bénéfice provenant de leur augmentation de valeur, le fermier doit garder les ânes 18 mois, et les brebis et les chèvres 24 mois; pendant ce laps de temps, chacun des intéressés peut empêcher l’autre de rompre le marché. Quant à la répartition des petits, on la fait suivant l'usage du pays; si la coutume est d’en donner, aussitôt après la naissance, la moitié à chacun des intéressés, on le fait; s’il n’y a pas d’usage établi en cette matière, le fermier doit élever le menu bétail pendant 30 jours, le gros bétail pendant 50 jours, et partager ensuite ce jeune bétail avec le propriétaire. Ce dernier n’est pas obligé de donner quelques-unes des bêtes, qui lui reviennent, au fermier pour le récompenser de son travail. Si le propriétaire veut que le fermier lui garde le bétail au-delà du temps dit, le bénéfice produit sera ainsi partagé: au fermier les trois quarts, et au propriétaire un quart. Le propriétaire et le fermier doivent mutuellement se prévenir du jour de l'évaluation et du partage, ou bien ces opérations doivent se faire devant trois témoins, à défaut de quoi le partage serait nul.

הנותן עיסקא לחבירו לא יצרף הריוח עם הקרן ויעשה כולו קרן דשמא לא יהיה כל כך ריוח ונמצא נוטל ממנו רבית וכן לא יתן לו מעות בתורת עיסקא או שותפות ויכתוב אותם מלוה שמא ימות ונמצא השטר ביד היורש וגובה בו את הרבית:

Translation v.1

Si un capitaliste prête de l’argent à un commerçant, sous la condition de recevoir la moitié du bénéfice rapporté par cette somme, il lui est interdit d'inscrire comme due la somme prêtée, augmentée du gain probable qu’aura le créancier; car le bénéfice peut être plus petit qu’on ne le présume et le créancier se ferait alors payer un véritable intérêt. De même, quand un capitaliste prête de l’argent, pour avoir la moitié du bénéfice ou bien pour s’associer avec le commerçant, il ne doit pas écrire qu’il a prêté au commerçant la somme avancée, parce que, si le capitaliste venait à mourir, ses héritiers, trouvant le contrat, réclameraient cette somme dans laquelle pourrait être compris un intérêt.

אם כתוב בשטר פלגא באגר ובהפסד אם הנותן או המקבל אדם גדול וידוע שלא היה עושה איסור רבית דנין אותו להיתר לומר אם יטול חצי הריוח שיקבל עליו שני חלקים באחריות ואם לא יקבל עליו אלא חצי האחריות שלא יטול אלא שליש הריוח אבל באינש אחרינא דלא אתחזק בהכי דיינינן לשטרא כפשטיה והוה ליה שטר שיש בו רבית ואם יש הפסד יפסיד החצי כפי תנאו ואם יש בו ריוח לא יקבל כלום. (וכן ה"ה בכל עיסקא שנעשה באיסור) (תשובת הרא"ש כלל פ"ח):

Translation v.1

Si un capitaliste, prêtant de l'argent pour avoir la moitié des bénéfices rapportés par cette somme, fait un contrat par lequel il s'engage à participer aux gains et aux pertes, de moitié avec le commerçant, alors si les deux intéressés sont connus pour des hommes vertueux, incapables de prendre un intérêt par un moyen détourné, le contrat est réputé fait selon la Loi. Cette foi repose sur le principe suivant: si le capitaliste prend la moitié des bénéfices, il doit avoir la responsabilité pour les deux tiers de la perte; s’il ne prend que la moitié des responsabilités en cas de perte, il ne doit accepter que le tiers des bénéfices. Mais si les deux intéressés ne sont pas connus pour des hommes très vertueux, leur contrat est entaché d’intérêt, alors, s’il y a perte, le capitaliste est forcé d’en subir la moitié, et s’il y a bénéfice, le capitaliste ne touche rien. GLOSE: La même règle est appliquée à tous les contrats qui sont contraires aux lois.

והיכא שהוא אדם גדול דדיינינן להתירא אם יש בו ריוח ואמר הנותן אני אטול החצי מיד ואם יהיה בו הפסד אקבל אחריות ההפסד שני חלקים או אם יש בו הפסד אומר איני מקבל אלא חצי ההפסד ולכשיהיה בו ריוח לא אקבל אלא השליש והמקבל אומר בהפך אם יש בו ריוח שיטול הוא מיד ב' חלקים ואם יהיה בו הפסד יקבל עליו חצי האחריות או אם יש בו הפסד אומר שאינו מקבל אלא השליש וכשיהיה ריוח לא יקח ממנו אלא החצי אם כתוב בשטר דיהיב מרי עיסקא למקבל פלגא באגר ובהפסד משמע דמלתא במרי עיסקא קיימא ובדידיה תליא מילתא למיתב למקבל מאי דניחא ליה ואי כתיב ביה למשקל פלגא באגר ובהפסד משמע דבמקבל תליא מילתא למשקל מאי דבעי:

Translation v.1

Quand il s’agit d'hommes vertueux, s’il y a tout de suite bénéfice et si le capitaliste dit qu’il voudrait en prendre la moitié, quitte à subir plus tard les deux tiers des pertes s’il y en a; ou bien s’il y a tout de suite perte et si le capitaliste dit qu’il voudrait ne supporter que la moitié des pertes, quitte à n’avoir plus tard que le tiers des bénéfices s’il y en a; et si, de son côté, le débiteur dit, s’il y a aussitôt bénéfice, qu'il voudrait en avoir les deux tiers, quitte à être responsable plus tard de la moitié des pertes, ou bien s’il y a perte, si le débiteur ne veut en supporter que le tiers et avoir plus tard seulement la moitié des bénéfices. Alors: si, dans le contrat, il est écrit que «le capitaliste donnera au débiteur la moitié des bénéfices et des pertes» le capitaliste a en suite le droit d’obtenir ce qu’il demande plus tard; s’il y a dans le contrat: «Chacun des intéressés a la moitié des bénéfices et des pertes» c’est la demande du débiteur qui reçoit satisfaction.

אם התנו על חלוקת הריוח ולא התנו על חלוקת ההפסד אם יהיה שם הפסד יפסיד המתעסק שני שלישי החלק שהיה מרויח וכן אם התנו על חלוקת ההפסד ולא התנו על חלוקת הריוח והרויחו יטול כמו אותו החלק שהיה מפסיד ותוספת שליש חלק חבירו כיצד אם התנו שיטול המתעסק רביע השכר ולא התנו על ההפסד אם הפסיד הרי זה משלם שתות ואם התנו שיפסיד המתעסק רביע בהפסד ולא התנו על הריוח אם הרויח נוטל מחצה:

Translation v.1

Si le capitaliste, ayant prêté de l'argent, est convenu avec son débiteur de la manière de répartir les bénéfices, et n’a rien dit des pertes, le débiteur devra supporter de cette perte une somme égale, en cas de perte, aux deux tiers de ce qui lui serait revenu si la perte eût, au contraire, été un bénéfice. Si les conditions stipulées ont prévu le cas de perte, et non le cas de gain, et s’il y a bénéfice, le débiteur doit prendre, sur ce bénéfice, la somme qu’il aurait eu à verser, si le bénéfice eût au contraire été une perte, plus le tiers de ce que le créancier aurait eu à verser dans la même hypothèse. Par exemple, s’ils ont mis comme condition que le débiteur devra prendre un quart des bénéfices et n’ont rien dit des pertes, alors s’il y en a, le débiteur ne doit en subir que le sixième. S'ils ont écrit dans le contrat que le débiteur devra subir un quart des pertes, sans rien dire des bénéfices, alors s’il y a un gain, le débiteur doit en avoir la moitié.

אם התנו שהנותן יפסיד שני חלקים ולא יטול בריוח אלא חלק א' ולא היה שם לא ריוח ולא הפסד והמתעסק תובע שכרו לא יטול כלום (תשובת ראב"ד בשם תשובת רי"ף והוא ברי"ף פרק המקבל) אבל אם התנה למחצה בשכר ומחצה בהפסד ולא היה שם ריוח ולא הפסד נוטל המתעסק שכרו מהקרן (תשובת ראב"ד שם):

Translation v.1

Quand les deux intéressés ont convenu, dans leur contrat, que le capitaliste aurait le tiers des bénéfices et subirait les deux tiers des pertes, alors, s’il n’y a ni perte ni gain, le capitaliste n’est pas obligé de payer le débiteur, sur la demande de celui-ci, pour la peine qu’il a prise. Mais si, dans le contrat, il est dit seulement que le capitaliste et le débiteur se partageront le bénéfice par moitié, alors, quand il n’y à ni bénéfice ni perte, le capitaliste doit, sur la somme prêtée, payer le débiteur de la peine qu’il a prise.

המושיב חבירו בחנות להתעסק ויחלקו הריוח לא יהי' לוקח ומוכר דברי' אחרים ממעותיו ואם עשה כן חצי הריוח לבעל החנות:

Translation v.1

Si un capitaliste donne un magasin et des marchandises à un commerçant, et lui dit de travailler pour qu’ils se partagent ensuite les bénéfices, il ne faut pas que le commerçant achète, avec son argent propre, des marchandises pour le magasin; s’il en a acheté, il doit quand même, l'inventaire fait, donner la moitié des bénéfices au capitaliste.

הנותן מעות לחבירו להתעסק אע"פ שהחצי יש לו דין מלוה אינו יכול להוציא החצי לצרכו ולהתעסק בחציו לבד לצורך חבירו וכן אינו יכול לומר אתעסק בחצי שלי ואניח החצי של פקדון בבית דין:

Translation v.1

Quand un capitaliste prête de l’argent, pour avoir la moitié des bénéfices acquis grâce à cet argent, on peut considérer que la somme prêtée se compose de deux parts, l’une dont jouit le créancier, bien qu’elle soit confiée au débiteur, et l'autre dont jouit le débiteur lui-même. Le débiteur n’a donc pas le droit d'employer dans un commerce qui lui serait personnel, la moitié de la somme dont le bénéfice revient au capitaliste. De même, le commerçant ne doit pas mettre en dépôt chez les juges cette somme.

מתעסק שמת ויש עדים שמעות או מטלטלין אלו הם מזה העסק נוטלן בעל הממון בלא שבועה ואין הבעל חוב ולא האשה נוטלים כלום מהקרן ולא מחלק ריוח הנותן: הגה ויוכל הנותן ליקח כל העיסקא מידם אע"פ שעדיין לא כלה הזמן שקצב עם המקבל (מיימוני פ"ה דהלכות שלוחים ורוב הפוסקים) (ועיין בח"ה סימן קע"ו):

Translation v.1

Un capitaliste a engagé des valeurs dans une entreprise avec un commerçant et doit avoir la moitié des bénéfices; alors, si le commerçant meurt, et que des témoins déclarent que les valeurs et les biens laissés par le défunt appartiennent au capitaliste, celui-ci peut les reprendre, sans avoir besoin de prêter serment, et sans que la veuve et les héritiers aient le droit de lui soustraire une partie de ces biens ou du bénéfice qui lui revient. GLOSE: Le capitaliste peut retirer le contrat des mains des héritiers, même si la durée de l’engagement n’est pas expirée.

נתן המתעסק מתנה מהמטלטלין של העסק או מהמעות לאחרים והביא בעל הממון ראיה ברורה שהם מזה העסק מוציא מידם אפילו שינה אותם מקבל המתנה או מכרם או נתנם לאחרים או הפסיד חייב לשלם והכל בראיה ברורה:

Translation v.1

Quand un capitaliste a donné de l'argent à un commerçant, pour partager avec lui les bénéfices, et que le débiteur a fait un cadeau au moyen de l’argent ou des marchandises achetées avec l’argent du créancier, alors, si le capitaliste peut prouver ce fait, on force la tierce personne à rendre ce qu’elle a reçu; si elle l'a donné à son tour, elle doit en rembourser la valeur; enfin si le cadeau est perdu ou vendu, c’est le commerçant qui doit le payer. Mais il faut pour cela de fortes preuves.

מי שנתן לחבירו עיסקא אחת וכתב עליה שני שטרות אין שטר אחד משועבד לחבירו שאם היה באחד ריוח ובשני הפסד שימלאו הקרן ואח"כ יחלקו הריוח אלא יחלקו כל שטר לפי תנאם ואם נתן לו שתי עיסקות בשתי פעמים וכתבם בשטר א' והרויח באחד והפסיד באחרת ימלאו הקרן תחלה ואח"כ יחלקו המותר:

Translation v.1

Un capitaliste, qui a donné de l’argent à un commerçant, a fait avec lui deux conditions différentes, écrites chacune sur un contrat séparé; par exemple, dans l’un des contrats, on parle de la répartition des gains, et dans l’autre il est dit qu’il faut d’abord rechercher les pertes, mettre de côté le capital engagé, et se partager le bénéfice ensuite; alors si, comme il a été dit, les conditions se trouvent sur deux contrats séparés, les intéressés doivent se partager d’abord les gains: si les deux conditions se trouvent inscrites sur un même contrat, mais ont été faites à des époques différentes, on doit régler d’abord le capital et partager le bénéfice ensuite.

המקבל עיסקא מחבירו והפסיד ולא הודיעו אלא נתעסק ומילא הקרן אינו יכול לומר תפסיד חלקך מההפסד אלא יתמלא הקרן מהריוח ואם יש בו מותר יחלקוהו לפי תנאם: הגה ודוקא שלא הודיעו אבל אם הודיעו וא"ל לא אעסוק עוד עד שנפלוג בריוח הרשות בידו (ב"י בשם תלמידי הרשב"א ונ"י) דהא יכול לחזור בו אימת שירצה כמו שיתבאר המקבל עיסקא נותן מס מן הריוח תחילה ואח"כ יחלוקו אא"כ התנה שיוכל ליקח הריוח מתי שירצה או שהודיעו ליקח חלקו מן הריוח ואז אם נתן אח"כ מס נחשב להפסד (מרדכי פרק המקבל):

Translation v.1

Quand un capitaliste a donné de l’argent à un commerçant pour partager les bénéfices avec lui, alors: si le commerçant, ayant fait de mauvaises affaires, n’en avertit pas le créancier et continue à travailler, puis gagne de quoi reconstituer entièrement le capital, il ne peut exiger que le capitaliste supporte sa part de perte pour le moment où il y a eu déficit; il doit séparer le capital entier du bénéfice, et partager le gain avec le créancier d’après les conditions du contrat. GLOSE: Si le commerçant a averti le créancier du déficit, il lui est permis de dire à ce dernier: «Je ne veux plus m'occuper de cette affaire qu’à la condition que, si plus tard, s’il y a des bénéfices, nous les partagerons sans que je supporte la charge des mauvaises affaires passées». Il faut d’abord payer les contributions et se partager le bénéfice ensuite; mais s’il a été mis comme condition qu’on partagera le bénéfice d’abord, on peut le faire.

שנים שקבלו עיסקא מאחר לזמן ואמר אחד לחבירו בתוך הזמן נחלק העסק ואתעסק אני בחציי ואתה בחצייך אין שומעין לו ואפי' אם יאמר אני אקבל אחריות בחצי שלך שאם תפסיד אני אפרענו לבעל המעות אין שומעין לו ואפילו אם יאמר ישאר הקרן בין שנינו ולא נחלוק רק הריוח אין שומעין לו:

Translation v.1

Un capitaliste a donné de l'argent à deux commerçants, pour travailler pendant un temps limité; alors, si, au bout d’un certain laps de temps, l’un des commerçants propose à l’autre de se séparer et de travailler chacun de son côté, il n’est pas écouté, même s’il veut accepter toute la responsabilité de l’argent et rembourser au créancier ce que pourra perdre son compagnon; ou bien encore, s’il veut travailler avec son associé sans diviser le capital prêté, et s’il demande seulement à partager les bénéfices avant le temps fixé, il n’est pas écouté non plus.

יחיד המקבל עיסקא לזמן קצוב המקבל יכול לחזור בו כדין פועל שחוזר בחצי היום ובעל המעות אינו יכול לחזור בו:

Translation v.1

Si un capitaliste a prêté de l’argent à un commerçant pour travailler, pendant un temps limité, et partager les bénéfices, le commerçant peut rompre le marché quand il veut, parce qu'il est regardé comme un ouvrier qui se retire sa demi-journée faite; quant au capitaliste, il ne peut se retirer de l’affaire.

הלוקח מעות מחבירו ליקח בהם פירות למחצית שכר לא יהא לוקח בשלו חטים ובשל חבירו שעורים:

Translation v.1

Si un commerçant emprunte de l’argent, pour se procurer des produits agricoles, et pour partager ensuite avec le capitaliste le bénéfice de la vente de ces produits, il ne peut acheter du froment pour la moitié de la somme prêtée dont il doit recevoir les bénéfices, et de l’orge pour l’autre moitié dont les bénéfices doivent revenir au prêteur.

הנותן מעות לחבירו ליקח בהם פירות למחצית שכר לוקח בהם כל מין שירצה אפילו בעלי חיים אבל לא יקח בהם לא כסות ולא כלים:

Translation v.1

Si un capitaliste prête de l'argent à un commerçant, pour qu’il achète des produits agricoles et pour partager ensuite avec lui les bénéfices de leur vente, le commerçant a le droit d’acheter tels produits qu’il voudra, même des animaux; il n’y a que les vêtements et les ustensiles qu'il ne doive pas acheter.

הנותן מעות לחבירו לקנות בהם פירות למחצית שכר רשאי לקנות גם לעצמו מאותו המין ובלבד שלא ימכרם ביחד אלא אלו בפני עצמן ואלו בפני עצמן:

Translation v.1

Si un capitaliste donne de l'argent à un commerçant, pour qu’il se procure des produits agricoles et partage avec lui les bénéfices de la vente de ces produits, le commerçant, après avoir acheté ces produits, peut en prendre d’autres semblables, avec son argent à lui, et pour son compte personnel seulement; mais il ne doit pas vendre ensemble les premiers produits et les seconds; il faut qu’il s’en défasse séparément.

הנותן מעות לחבירו ליקח בהם פירות למחצית שכר ואומר לא לקחתי אין לו עליו אלא תרעומת ואם יש עדים שלקח במעות משלחו ומכר מוציאין ממנו בע"כ ואם שלח בהם יד בפני עדים או שאמר בפניהם שחוזר בו משליחותו קנה לעצמו (ה"ה ור' ירוחם נכ"ז ונ"י פא"נ) (ועיין בח"ה סימן קפ"ג מדין זה):

Translation v.1

Quand un capitaliste donne de l'argent à un commerçant, pour qu’il se procure des produits et pour partager avec lui les bénéfices de leur vente, alors: si après avoir accepté ces conditions, le commerçant déclare qu’il n’a rien acheté, le capitaliste ne peut qu'être mécontent de son débiteur; mais s’il y a des témoins pour prouver que le commerçant a acheté des produits et les a revendus, le créancier a le droit de lui réclamer par voie judiciaire son capital et le bénéfice qui lui revient. Mais si le commerçant a fait dire au créancier, ou a dit devant des témoins, qu’il veut rompre l'engagement qu’il a pris avec le capitaliste, il a le droit d’acheter les produits agricoles pour lui seul.

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